Wednesday, October 14, 2026

De plus en plus de ressortissants étrangers préfèrent vivre en Albanie

TIRANA, 24 mars /ATA/ – Le Premier ministre Edi Rama a indiqué ce samedi qu’un nombre toujours croissant de ressortissants étrangers préfèrent vivre en Albanie, compte tenu de sa grande transformation au cours de ces dernières années.

Le chef du gouvernement a également publié, sur son compte facebook, un article publié par les médias italiens qui énumère les raisons pour lesquelles des Italiens préfèrent vivre en Albanie.

Voici l’intégralité de l’article publié par le magazine Voglio vivere cosi !

Q : Carmine, vous vivez à Durres depuis trois ans, mais avant d’opter pour l’Albanie, avez-vous évalué d’autres régions?

R : Oui, nous avons d’abord pensé aux Canaries, mais ensuite en analysant les avantages et les inconvénients et la valeur économique de notre retraite, nous avons opté pour l’Albanie, et nous étions indécis entre Tirana et Durres. Plus tard cependant (deux ans avant se s’installer définitivement), quand nous avons vu notre maison actuelle, nous n’avons pas eu plus de doutes et l’avons achetée. Actuellement, nous vivons en toute sérénité à Durres, au bord de la mer, surtout en hiver. Un espace de plusieurs kilomètres de plage nous donne la possibilité de faire de belles promenades.

Q : Pourquoi avez-vous choisi l’Albanie?

R : Mon choix s’est porté sur l’Albanie, car en faisant des recherches, j’ai constaté que le coût de la vie était nettement inférieur à celui de l’Italie et surtout j’ai beaucoup apprécié le sens de l’hospitalité du peuple albanais qui fait tout son possible pour se mettre à la place de l’autre. Un autre aspect très important est la proximité de ce pays avec l’Italie.

Q : Comment vivez-vous la retraite en Albanie?

R : Je suis un ancien artisan retraité de L’Institut National pour la Prévoyance Sociale (INPS). Selon mon point de vue, ici on peut vivre beaucoup plus serein qu’en Italie. C’est nettement moins chaotique, on se sent plus en sécurité et les gens sont beaucoup plus sympathiques. Il y a beaucoup moins de stress, l’État est beaucoup moins oppressif, la bureaucratie est plus faible. Il y a beaucoup plus de sécurité, c’est un aspect très important pour nous, les retraités. Il n’y a pas ou presque pas de micro-criminalité. A la maison, on vit plus tranquillement, le voisin est toujours disponible en cas de besoin de t’aider (j’ai l’impression d’être de retour dans les années 1960 en Italie). Il y a encore des enfants qui jouent dans la rue, nous sommes respectés ( je me suis déplacé une ou deux fois en bus, des jeunes m’ont cédé leurs places). Je n’ai pas vu cela en Italie, depuis des années. Et puis, on convertissant 100 € en 13500 leks, on peut faire plus de choses qu’en Italie. Cela nous donne plus le sentiment de sécurité.

Q : Y a-t-il des avantages pour vous les retraites?

R : En déposant une demande à l’INPS, on peut bénéficier en Albanie de la détaxation, de sorte qu’on peut obtenir la pension brute et les impôts sont payés dans votre lieu de résidence. Le gros avantage est que les pensions en Albanie ne sont pas taxées.

Q : En ce qui concerne la retraite, quelle est sa valeur d’achat sur place?

R : La valeur de notre pension, comme mentionné précédemment, étant brute est déjà plus élevée, compte tenu du coût de la vie qui est de 50% inférieur à celui de l’Italie. Notre retraite nous permet un pouvoir d’achat beaucoup plus élevé.

Q : Y a-t-il beaucoup d’Italiens sur place?

R : Je ne dispose pas de données officielles, mais il y a certainement beaucoup dans plusieurs villes du pays. Il y a aussi beaucoup d’étudiants qui fréquentent les universités albanaises connectées aux universités italiennes. Les retraités ne sont pas encore si nombreux, mais sûrement à l’avenir, le nombre devrait augmenter.

Q : Comment passez-vous vos journées?

R : Mes jours sont sereins, j’aime marcher, surtout le matin au bord de la mer. Prés de notre logement, il y a environ 5-6 km de plage libre et surtout en hiver cet espace est complètement à notre disposition.

Q : Exhortez-vous aux autres retraités italiens à vivre en Albanie?

R : Bien sur. La première chose à faire est de passer au moins 15 jours dans ce pays. Je leur conseille de  louer un appartement (il y en a beaucoup) de sorte qu’on puisse essayer de vivre la vie quotidienne et d’apprécier les qualités et les défauts de ce peuple, ses manières et ses coutumes.

Q : En ce qui concerne les pratiques bureaucratiques pour la retraite, est-ce qu’il était facile ou vous avez eu des problèmes?

R : En ce qui concerne le permis de séjour, je n’ai eu aucun problème, car lorsque j’ai présenté une demande, j’avais déjà acheté une maison deux ans plus tôt. En fait, les retraités qui choisissent de résider en Albanie doivent nécessairement être propriétaires de maisons dans le pays. Au contraire, j’ai eu des difficultés avec l’INPS en ce qui concerne la détaxation de la retraite pour plusieurs raisons:

L’INPS publie un formulaire appelé EP / I-1 qui doit être compilé, rendu visible et cacheté par les autorités fiscales albanaises, mais ce n’est pas le cas car les autorités albanaises ne reconnaissent pas l’INPS comme un substitut fiscal mais émettent leur propre document qui certifie qu’on est résident fiscal en Albanie.

Le fonctionnaire de l’INPS (Novara) ne voulait pas reconnaître ce document, même s’il était admis par un accord bilatéral signé entre les deux pays  (Accord n °175, signé le 21 mais 1998, ratifié le 21 décembre 1998). J’ai donc dû consulter un avocat pour traiter la plainte pour retrait des documents. Après environ un an de bataille, nous avons pu obtenir le document sur la détaxation. Je conseille aux autres de ne pas céder au premier non, car c’est une pratique de refuser la détaxation dès le premier essai. C’est notre droit inscrit dans les accords signés entre les deux Etats et il doit être reconnu.

Q : Quels sont les avantages et les inconvénients de vivre en Albanie?

R : Je les ai déjà énumérés. Il faut souligner entre autres, la prestation de soins de santé. Le service de soins santé offerts par les hôpitaux publics manque de ressources économiques, malgré que j’ai connu de très bons médecins.

À titre d’alternative, il existe de de très bonnes cliniques privées qui fonctionnent très bien et les coûts qui ne sont pas excessivement prohibitifs. Évidemment, il est conseillé de souscrire une assurance santé pour assurer une certaine tranquillité d’esprit.

Q : Pensez-vous revenir tôt ou tard en Italie?

R : Pour le moment, revenir en Italie ne fait pas partie de mes programmes, j’ai découvert un mode de vie beaucoup plus cohérent avec mes besoins actuels.

/a.g/dm/

 

 

 

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