TIRANA, 24 juin /ATA/ – Le constitutionnaliste Ilirjan Celibashi, ancien président de la Commission électorale centrale (CE), a déclaré lundi dans un studio de télévision que le président Meta avait commis des violations de la Constitution en annulant la date des élections locales du 30 juin, dépassant ainsi ses pouvoirs.
Tout de même, a-t-il ajouté l’action ne pouvait être qualifiée de violation grave de la Constitution et du coup, on ne pouvait pas procéder à la destitution du président.
“Le décret sur l’annulation des élections est clairement en l’absence des pouvoirs du président de la République. Cependant, ce n’est pas le cas de prendre cette décision”, a déclaré Celibashi, précisant que “même si le tribunal administratif ou la Cour constitutionnelle qualifirait de violation de la Constitution l’acte de Meta, à mon avis, ce n’est pas une violation grave”.
Celibashi a déclaré que le jugement de Meta pourrait pratiquement être soumis à la Cour constitutionnelle, mais celle-ci ne l’accepterait probablement pas, car il existe une pratique antérieure en 2017, selon laquelle elle avait statué que les questions de la légalité d’un décret présidentiel sur ce sujet, n’incombaient pas au tribunal administratif ou au collège électoral, tel était le cas de ce lundi.
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