TIRANA, 26 août /ATA/ Aujourd’hui, c’est le 109e anniversaire de la naissance de l’humaniste et lauréate du prix Nobel albanaise, Mère Teresa.
Gonxhe Bojaxhiu, qui changea plus tard le nom en mère Teresa, devint l’homme le plus populaire du monde en raison de la manifestation du sens de l’humanisme. Elle a passé 45 ans au service total des pauvres, des malades, des orphelins, leur fournissant et cherchant de l’aide pour eux dans le monde entier.
Mère Théresa est naît à Skopje le 26 août 1910, dans le vilayet du Kosovo par des parents albanais.
Elle est béatifiée le 19 octobre 2003, à Rome, par le pape Jean-Paul II et canonisée le 4 septembre 2016 par le pape François.
D’abord religieuse de l’ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame de Lorette, elle quitte cette communauté en 1949 pour « suivre son appel » puis fonder sa propre congrégation en 1950. Son œuvre auprès des plus démunis commence par l’éducation des enfants des rues et l’ouverture du mouroir de Kalighat (Nirmal Hriday) à Calcutta. Pendant plus de 40 ans, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s’occupent de 610 missions, dans 123 pays, incluant des soupes populaires, des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose.
A l’âge de 17 ans, elle lui demande comment discerner sa vocation. Le père jésuite répond que c’est « par la joie ». Après un pèlerinage au sanctuaire marial de Letnice, elle ressent le désir d’une vie consacrée.
Elle demande à sa mère l’autorisation d’entrer dans la congrégation des sœurs de Lorette. Sa mère accepte malgré l’opposition de son frère Lazare qui trouve cela du gâchis. Anjezë postule avec l’aide du père Franjo Jambrekovic et son départ est prévu pour le 25 septembre 1928.
Elle quitte sa terre natale le 26 septembre 1928, à l’âge de 18 ans, et rejoint le couvent de l’ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette, à Rathfarnham près de Dublin en Irlande, communauté missionnaire fondée au XVII siècle par Mary Ward. En six semaines, elle apprend des bases d’anglais ; elle apprend aussi à discerner son appel à la vie missionnaire, peut-être à l’aide des Exercices spirituels. Le 1er décembre 1928, elle part en Inde pour y faire son noviciat.
Elle arrive à Calcutta en 1929 ; elle y est très vite choquée par l’extrême pauvreté, elle écrit ses impressions à un journal catholique de son village : « Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis ». Elle part ensuite pour Darjeeling où elle fait son postulat et son noviciat.
Le 10 septembre 1946, au cours d’un voyage en train de Calcutta à Darjeeling où a lieu la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu’elle appelle « l’appel dans l’appel » . Pendant qu’elle essaye de dormir : « Soudain, j’entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent et aider les pauvres en vivant avec eux. C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire mais je ne savais comment ». Mère Teresa parle de cette journée comme étant le « jour de l’inspiration ». Mère Teresa ajoute que cette expérience est celle de l’amour de Dieu, qui veut aimer mais aussi être aimé. Elle exprime cette expérience beaucoup plus tard dans une lettre en 1993 revenant sur cette expérience du 10 septembre, en affirmant que Dieu a soif de nous.
Au moment de recevoir le prix Nobel de 1979, un des membres du clergé assistant à la salle a demandé à Mère Teresa d’où elle venait. Elle a déclaré: “Je suis née à Skopje, éduquée à Londres, vivant à Calcutta et travaillant pour tous les pauvres du monde. Mon pays natal est un petit pays nommé l’Albanie”.
Parmi les titres donnés à Mère Teresa on peut citer: Pamada Shir; Jean XXIII pour la paix, qu’il a personnellement remis au pape Paul VI; Le bon samaritain, à Boston; Prix international John Kennedy, à Washington; Mère de toutes les mères, Balzan; Prix nobel de la paix; Medaille de la Liberté, la plus haute distinction américaine; Médaille de la paix.
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