Wednesday, November 4, 2026

Galerie de photos – Bunk’Art 2 attire l’attention des visiteurs nationaux et étrangers/ ATSH fait voyager à travers les tunnels sombres de l’histoire

 

TIRANA, 20 juin /ATA – B. Naska/ – L’ouverture de la saison touristique pour Tirana a été un moment pour mettre en évidence le patrimoine naturel, historique et culturel que porte cette ville. Le musée Bunk’Art2, situé dans une zone centrale et facilement accessible à tous, fait partie de nombreuses attractions que la capitale albanaise propose aux touristes étrangers, mais aussi locaux.

Une équipe de l’Agence télégraphique albanaise (ATA, ATSH en albanais) s’est rendu a ce musée pour voir de près ce qu’il représente dans l’offre touristique de la capitale, alors qu’il est un mémorial et un pour tous ceux qui ont souffert sous le régime communiste.

Dans le sombre voyage de ce bunker-musée, l’une des employées, Marsida Turku a dit que ce bunker a été construit de 1981 à 1986 et est aussi le dernier bunker qui a été érigé pendant le communisme

Une liste de noms qui sont lus en audio impressionne immédiatement dès qu’on entre dans les locaux de BunkArt2. Ce sont environ 6 000 victimes du communisme qui sont mortes pendant cette période, espionnés par des proches et des membres de la famille ou accusé de raisons politiques et d’opposition au système communiste. Parmi eux figurent les noms d’ecclésiastiques plus tard déclarés martyrs.
La structure du musée se compose de 24 très petites salles et de 4 couloirs, d’une superficie d’environ 1000 m2.

Ce bunker a été construit selon tous les paramètres pour résister à une attaque chimique, en raison de la paranoïa du système communiste d’une attaque nucléaire venant de l’ennemi imaginaire, malgré le fait qu’il n’a jamais été utilisé comme tel, même le dictateur qui contrôlait ces locaux n’a pas pu le voir.

Le bunker est situé au milieu de Tirana car il ne servirait qu’à l’institution du ministère de l’Intérieur et au ministre lui-même, il est donc proche et ne communique qu’avec cette institution qui est encore au-dessus de lui aujourd’hui.

Tout à l’intérieur du Bunk’art 2 est authentique à l’époque, excepté la forme de dôme trouvée au début.

Au début on rencontre des photos de la période de l’indépendance de l’Albanie, mais aussi les uniformes de la première gendarmerie créés à cette période basés sur la symbolique du drapeau national, c’est à dire rouge et noir.

Les photos et vidéos des matériaux proviennent des archives de l’Institut italien de propagande de l’époque LUCE.

Même les prises de courant ou le système de ventilation du bunker sont originales et toujours fonctionnels.

Plus loin, des photos et des armes de la période d’occupation du pays par les forces italiennes. La baïonnette en fer sur le dessus du fusil servait d’arme supplémentaire pour combattre.

Ensuite, on peut voir des documents de l’époque où Enver Hoxha est arrivé au pouvoir et a installé le système communiste. Le symbolisme de ce secteur est le fil de fer barbelé qui contenait également de l’électricité, ce qui montre l’isolement qui est arrivé au pays pendant cette époque sombre. Environ 9 000 personnes sont mortes en tentant de s’échapper à travers ces barbelés.

Un peu plus loin, des objets et des photos de la période de l’effondrement du système communiste et un mannequin vêtu du célèbre et effrayant uniforme des forces spéciales de la police de l’époque, composé d’un casque, d’une matraque en caoutchouc, d’un garde du corps et d’un gilet pare-balles.

Il y a aussi le secteur des laboratoires médico-légaux qui a été créé en 1956. Cet espace, à partir des radios de communication, des télescopes gramophones est le deuxième laboratoire le plus important en Europe après celui de l’Etat allemand. Le secteur de l’écoute clandestine est un autre coin avec tous les équipements cachés qui étaient également établis dans les locaux des maisons des personnes qui devaient être écoutés par vidéo ou audio. Une mise en scène a été créée sur le fonctionnement du processus d’écoute électronique.

Les uniformes typiques de la police d’Etat avant les années 1990 accompagnés de vraies photos en plus des objets sont également exposés.

Les centrales téléphoniques pour la communication sont un autre élément de l’époque.

Un chemin secret, d’où l’on entrait et sortait par cet objet discret et spécial, bien sécurisé avec 6 portes, mais avec un autre chemin souterrain selon un plan B.

La manipulation à travers les photos et le script est démontrée à travers l’événement fabriqué contre le père Zef Pëllumbi, qui est photographié en train de s’évader. Il y a aussi des photos qui montrent comment se fait la retouche en effaçant, coupant ou en superposant les personnes indésirables.

Le bureau et les locaux de travail du ministre de l’Intérieur sont comme un mini-appartement très luxueux pour l’époque, où se trouve l’ordinateur original Commodore Pack 64 de 1982, très célèbre a l’époque et le premier arrivé en Albanie.

L’un des premiers téléviseurs couleur fabriqués à Durrës en 1983 est installé dans cette salle.

Le secteur des lettres anonymes à partir duquel de nombreuses personnes innocentes sont également exécutées.

Les étrangers ou touristes arrivés en Albanie ont aussi leur propre environnement où ils se rasent et changent d’apparence pour s’adapter au régime. Ils étaient espionnés et ne séjournaient que dans des hôtels équipés d’écouteurs, à commencer par le porte-clé.

Vers la fin se trouve la salle dédiée à 6000 personnes qui ont perdu la vie injustement par le régime communiste, dont 5500 hommes et environ 500 femmes. Une liste de 1000 personnes qui étaient considérées comme disparues à l’époque et qui n’ont jamais été retrouvées a été également étalée.

Tout au long de la journée, de nombreux visiteurs observent curieusement et surpris la structure de ce bunker. L’un d’eux, Peter Fröberg de Suède, déclare: “Je ne sais pas qui était l’ennemi contre lequel vous vous êtes tant défendu. Je suis également impressionné par le fait que ce bâtiment soit situé au centre de la capitale et par la façon dont ce régime communiste, qui a été l’un des plus brutaux d’Europe, a eu une si longue période de pouvoir. Comment est-il possible que le peuple lui-même n’ait pas pu renverser ce régime dont il a aussi beaucoup souffert, reconnaissant le caractère rebelle du peuple albanais en général”.


/j.p//irmapu/

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