TIRANA, 24 juin /ATA – I. Vata/ – Le président du Conseil supérieur du parquet, Gent Ibrahimi, a déclaré qu’une solution législative est nécessaire pour combler les vacances causées par le processus de vérification, lors d’une interview télévisée ce jeudi.
Ibrahimi a indiqué qu’environ 70% des sujets de réévaluations ont été destitués, ce qui est un chiffre dramatique.
“Il est temps que cette préoccupation devienne fortement présente. Bien sûr, quand cela vient aussi de l’ambassadeur américain, cela prend un poids qu’il devrait effectivement avoir. Les résultats du processus de vérification ont été tels que, d’une part, on peut les qualifier de réussis, car ils ont réussi à identifier le manque d’intégrité et de professionnalisme dans les rangs des magistrats ; mais, d’autre part, le résultat chiffré est imprévu. Aujourd’hui, nous parlons d’un niveau de licenciement du au processus de contrôle pour environ 70 pour cent des juges et procureurs ayant fait sujet de réévaluation. On peut dire que c’est un chiffre dramatique et choquant”, a-t-il déclaré.
Ibrahimi a également ajouté que le nombre total de procureurs qui servent dans le système de Parquets est de 341.
“Aujourd’hui, nous en avons 238 en service. La plupart de ceux qui restent dans le système ne sont pas soumis au processus de réévaluation. Si nous devons imaginer un résultat similaire à l’avenir, en ce qui concerne les procédures de vérification, la situation empirera chaque jour. La situation dans le système judiciaire est encore plus difficile, notamment dans les cours d’appel, la situation est plus dramatique, car sur 107 juges qui auraient dû être là, il n’y en a aujourd’hui que 35. Sur ces 35, certains sont encore en cours de contrôle, tandis que ceux qui ont réussi le contrôle sont enclins à concourir pour siéger à la Cour suprême car il s’agit d’une opportunité de carrière qu’ils ne peuvent pas négliger. La projection pour les tribunaux est donc encore plus dramatique que pour tout autre segment de la justice”, a-t-il déclaré.
Ibrahimi a ajouté que le contrôle est un système composé d’un tribunal de première instance, d’un organe de commissaires publics, d’un tribunal de deuxième instance.
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