TIRANA, 13 oct /ATA/ – La présidente de l’Autorité des médias audiovisuels (AMA), Armela Krasniqi a assuré aujourd’hui que l’AMA poursuivrait la surveillance régulière et stricte de la mise en œuvre des dispositions énoncées dans le code de la radiodiffusion et le renforcement des sanctions pour les fournisseurs de services de médias audiovisuels (OSHMA) qui violent les dispositions de ce code de protection des enfants.
La Représentante de l’OSCE pour la liberté des médias, Teresa Ribeiro, des experts du Royaume-Uni, de Belgique, d’Allemagne et des professeurs et experts sur le terrain du pays et de la région assistaient à la Conférence internationale sur la Protection des enfants dans les médias audiovisuels, organisée à Tirana par l’Autorité des médias audiovisuels. Cette conférence, divisée en trois panels, constituera une valeur ajoutée et un bon moment de réflexion pour tous les acteurs impliqués, les médias, la société et la communauté, sur leur rôle dans l’éducation des mineurs.
Dans son discours à la conférence, Krasniqi a souligné que “la contribution à la protection de l’enfance est la contribution la plus essentielle qui puisse être apportée à une société et à son avenir”.
“Nous sommes tous conscients que l’influence des médias audiovisuels sur les enfants peut conduire à des comportements agressifs, peut effrayer les enfants, peut fournir des héros violents à imiter et, surtout, crée souvent la croyance que la violence est une norme sociale. A une époque où le développement technologique nous confronte à des défis multidimensionnels, la tâche des médias est avant tout la protection des intérêts sociaux les plus élevés à travers l’éducation et la protection des enfants”, a souligné Krasniqi.
“L’activité de l’Autorité des médias audiovisuels est basée sur la loi sur les médias audiovisuels en République d’Albanie, telle qu’amendée, qui fournit les principes de base constituant la base du développement de l’activité audiovisuelle. Mais plus explicitement, c’est le Code de la radiodiffusion, en tant qu’acte sous-juridique important qui contient et définit les principes, règles, exigences et pratiques de la radiodiffusion audiovisuelle en République d’Albanie”, a déclaré la présidente de l’AMA.
Krasniqi a noté que le Code de la radiodiffusion vise à garantir l’indépendance et l’impartialité de l’activité des fournisseurs de services de médias, dans le but de les rendre de plus en plus conscients de leur rôle et de leur responsabilité.
La présidente de l’AMA Krasniqi a annoncé que sur la base de la stratégie 2021-2023 de l’AMA, le code de la radiodiffusion sera révisé.
“La rectification sera mené par l’AMA en consultation avec tous les acteurs concernés dans ce domaine. Je répète aujourd’hui l’appel à autant de contribution et d’inclusivité dans la révision de ce Code, car je crois que la majorité des idées font un code qui sert, touche et couvre de nombreuses composantes de notre époque. Le Conseil de plaintes fonctionne à l’AMA depuis avril 2016. 178 des 570 plaintes examinées depuis le début des travaux jusqu’à aujourd’hui au sein du Conseil des plaintes sont liées à la violation des droits de l’enfant”, – a souligné Krasniqi.
Krasniqi a en outre déclaré qu’une partie importante des plaintes visaient des mineurs, mais qu’il y a une amélioration significative des reportages audiovisuels pour et sur les enfants par rapport aux années 2016-2017, où ce chiffre était d’environ 40%.
“Sur la base des changements juridiques de 2018, la loi sur la protection des enfants contre la consommation d’alcool, ainsi que les recommandations annuelles du Parlement albanais, l’AMA se concentre également sur la surveillance de la publicité pour les boissons énergisantes et les boissons gazeuses, avec du sucre ajouté. Des examens de ces émissions ont été effectués lorsque des textes ou des images inappropriées ont été identifiés, ainsi que des gestes contraires à l’éthique. L’attention a été attirée sur les médias. Une réflexion a été notée suite aux messages de l’AMA, selon lesquels certains clips vidéo problématiques soient diffusés après 23h00”, – a ajouté Krasniqi.
La présidente de l’AMA, a indiqué que l’institution qu’elle dirige a revu les formats des programmes de divertissement pour enfants, sous forme de spectacles artistiques ou de quiz.
“L’accent a été mis sur le traitement des enfants comme des adultes, y compris le vocabulaire et les gestes qui ne sont pas adaptés à leur âge. Retransmissions en direct d’actes graves: meurtres, blessures ou autres actes de violence, affaires sexuelles dans lesquelles des mineurs sont les protagonistes, divulgation d’identités sont quelques-uns des problèmes que nous avons rencontrés. Le plus gros problème vient des retransmissions en direct des télévisions d’information, qui souvent pressées pour diffuser les premières nouvelles ne tiennent pas compte des effets des scènes nocives et graves, de l’horaire de diffusion, ou de donner des détails qui affolent les téléspectateurs, surtout chez les enfants. Les rédactions sont plus prudentes lorsque ces événements sont reflétés dans des éditions informatives”, a déclaré Krasniqi.
Krasiniqi a assuré que l’Autorité des médias audiovisuels poursuivra avec dévouement: le contrôle régulier et strict de la mise en œuvre des dispositions du code de la radiodiffusion, le durcissement des sanctions pour les fournisseurs de services de médias qui violent les dispositions de ce code pour les enfants, coopération intensive avec les institutions locales, les associations, les médias afin d’offrir aux enfants des programmes éducatifs et de qualité.
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