TIRANA, 14 août /ATA/ A l’occasion de l’anniversaire de la grande figure de la photographie albanaise, Pietro Marubi (14 août 1832 – Shkodër, 22 mai 1903), le ministre de l’Économie, de la Culture et de l’Innovation, Blendi Gonxhja lui a rendu hommage mercredi par le biais d’un collage de photographies prises par Marubi lui-même.
“Avec sa passion et son dévouement, Marubi a jeté les bases de la photographie artistique en Albanie, où, à travers son objectif, il nous a laissé un grand héritage de moments et d’émotions uniques du peuple albanais au fil des années”, a écrit le ministre Gonxhja.
On sait peu de choses exactement sur les années précédant son arrivée en Albanie. Pendant son voyage qui a entamé par l’Italie il a fait étapes au Corfou, en Grèce et a passé en Albanie montant du sud au nord, de Vlora à Durrës pour s’installer enfin à Shkodër. A ce temps-là il avait une certaine expérience en tant qu’architecte, peintre et sculpteur, dont on peut citer le projet de la cathédrale catholique Saint-Étienne, le siège du consulat italien et les peintures murales de l’Église orthodoxe à Shkodër.
C’est à lui le mérite de l’introduire à Shkodër le médium de la photographie, en 1856, alors qu’il n’a que 22 ans. Marubi a ouvert le premier studio photographique (Photo – Studio Marubbi, Casa Fondata nel’1856). Se retrouvant à la tête d’une activité prometteuse, il a embauché en tant qu’assistants les fils de Rrok Kodheli, Matia et Keli. Il prit soin de les instruire dans le domaine de la photographie en les emmenant vers 1875 approfondir ce médium à l’atelier photographique Sebastianutti and Benque à Trieste, en Italie.
Marubi a réalisé des cartes postales avec des photos d’Albanais vêtus en costumes des régions de plaines et de montagnes, ainsi que des portraits de cartes de visite dans différents formats.
Au début des années 1870, il travaille également en tant que reporter pour des magazines étrangers tels que: L’Illustrazione Italiana, La Guerra d’Oriente et The Illustrated London News, représentant via des photographies la vie en Albanie de ces années-là. Il fut le premier professeur d’art au Collège jésuite Xavérien (1878). Il a également prie des photographies dans les pays voisins, telles que la famille royale du Monténégro, mais aussi des habitants et des paysages. Au début, sa technique était le collodion humide puis la gélatine sèche. Son héritage dans le domaine de la photographie comprend plus de 4000 négatifs sur verre de différentes tailles.
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