TIRANA, le 22 novembre /ATA/ Le Président de l’Académie des sciences, Skënder Gjinushi, a présenté, au cours de la deuxième journée de l’Assemblée nationale sur la langue albanaise, le Grand Dictionnaire de la langue albanaise, fruit d’un travail de 4 ans entrepris par l’Académie des sciences en coopération avec toutes les institutions de ce domaine en Albanie, au Kosovo et en Macédoine du Nord.
“Le besoin d’un grand dictionnaire de l’albanais est né au fil du temps. L’albanais était l’une des rares langues dépourvues d’un tel dictionnaire”, a déclaré Gjinushi.
L’Académie, dans le cadre de sa réforme, en tant que promoteur et coordinateur de la recherche scientifique, en particulier en matière de l’albanologie, a choisi de concevoir et de diriger trois grands projets dans ce sens, parmi lesquels la rédaction du Grand Dictionnaire de la Langue Albanaise, a déclaré Gjinushi.
“Pour entreprendre ces initiatives, l’Académie des sciences a collaboré avec l’Académie des Sciences et des Arts du Kosovo, en l’incluant dans le protocole commun”, a annoncé Gjinushi.
Le début des travaux et l’élaboration du projet se sont reposés sur les longues expériences historiques de l’Académie des sciences, de l’Institut de langue et de littérature et du Département de langue dans la rédaction d’une série de dictionnaires jusqu’au milieu des années 1980, a-t-il en outre ajouté.
L’élaboration de la plateforme préliminaire, selon le Président de l’Académie des sciences, a été confiée à l’académicien Jani Thomai et à l’académicien Valter Memisha, directeur de l’Institut de linguistique et président de la commission permanente de langue et littérature à cette époque.
“Tous les spécialistes du domaine ont été invités sur les terrains albanais d’Arbëri visant à rédiger cette oeuvre. Leur réponse et leur volonté, ainsi que celle du gouvernement et du Premier ministre de nous faire confiance et de financer cet exceptionnel projet, ont permis de mettre en marche ce travail majeur et l’exécuter avec compétence et dans les délais appropriés”, a déclaré Gjinushi.
Un groupe composé de 55 collaborateurs et 25 rédacteurs a été constitué en faveur de sa rédaction, dirigé par une équipe éditoriale de 10 lexicographes, et qu’un centre spécial a été créé pour l’aider, celui des Publications Encyclopédiques et Albanologiques, déjà transformé en un centre permanent, en tant qu’organisme administratif et professionnel, a-t-il poursuivi.
“Ainsi, un organisme comparable à deux instituts a été établi ; l’Institut de langue et de littérature comptant présentement 21 chercheurs scientifiques. Celui-ci comprend du personnel académique de l’Institut albanologique de Pristina, de l’Université de Pristina, de Tirana et d’autres universités publiques d’Albanie et de Macédoine du Nord ainsi que de l’Université de Palerme et de Cozenza”, a affirmé Gjinushi.
Une base de données électronique avait été constituée en faveur de sa conception avec un fonds de 800 millions d’unités, comportant tous les dictionnaires précédents et les œuvres des auteurs albanais les plus éminents de Gjon Buzuku, Gjergj Fishta à Ismail Kadare. L’unité de spécialistes informatiques et de linguistique informatique e été mise en place visant à permettre son élaboration conformément aux technologies les plus avancées de l’époque, est-il exprimé.
“Le grand dictionnaire ne remplit pas seulement cette tâche et cette responsabilité assumée par l’Académie des sciences et des linguistes, sous la direction de l’académicien Thomai de Memisha, mais l’expérience acquise et la base de données déjà fondée favorise non seulement son entretien perpétuel et son enrichissement relativement au développement de notre langue, mais la poursuite des travaux à l’avantage de la création du trésor de l’albanais. Ce rôle revient au nouveau centre de lexicographie créé par décision du Conseil des ministres et de l’Assemblée”, a déclaré Gjinushi.
Le dictionnaire n’est pas sélectif envers les dialectes et les régions dans la florilège des mots, qui sont inclus dans le dictionnaire uniquement conformément aux critères scientifiques, a-t-il dévoilé.
“Respecter la langue standard signifie que chaque mot doit être écrit selon ses règles, quel que soit le dialecte auquel il appartient”, a expliqué Gjinushi.
Le projet du Grand Dictionnaire de la langue albanaise, sauf les projets Histoire du peuple albanais et Encyclopédie albanaise, ont reçu l’approbation complète et le soutien global du gouvernement et directement du Premier ministre, Edi Rama. En tant que projet gouvernemental à l’échelle nationale, il a également obtenu le consentement du gouvernement du Kosovo.
Le dictionnaire a été conçu et généralement réalisé à titre d’un projet national par d’autres institutions authentiques de recherche scientifique: l’Académie des sciences et des arts du Kosovo, l’Institut albanais de Pristina, plusieurs universités et institutions scientifiques d’Albanie, du Kosovo, de Macédoine du Nord, l’Université de Palerme et l’Université de Cosenza en Italie, etc.
Le projet a duré 4 ans. Un groupe de plus de 55 collaborateurs et 25 rédacteurs, avec une équipe éditoriale de 10 lexicographes ayant une vaste expérience, a oeuvré au profit de ce projet.
Mais la langue albanaise a jugé nécessaire et urgent de constituer un grand dictionnaire. C’était l’une des rares langues à ne pas disposer d’un tel dictionnaire. Son utilisateur en qualité d’un simple citoyen, homme d’État, homme politique, étudiant, enseignant, journaliste, écrivain, diplomate, chercheur, traducteur et quiconque s’en occupe, avait besoin d’un dictionnaire qui doit englober au moins une quantité de mots deux fois supérieure au nombre d’unités (de mots) des dictionnaires en circulation.
L’ouvrage a été créé comme un dictionnaire de 90 000 mots et 10 000 unités phraséologiques, mais le travail effectué visant à la création du Corpus/Base de données ou du fichier spécial, a apporté des sujets abondants et dans l’état actuel nous avons cet aperçu statistique.
Le sujet lexicographique (dictionnaire littéral) comprend :
– 103 000 mots comme mots de titre (plus de 2,5 fois plus que le “Dictionnaire de la langue albanaise d’aujourd’hui”, 1980)
– Environ 5 000 dénominations pour la réalité (du monde matériel et immatériel)
– Environ 3 000 unités lexico-grammaticales « cachées » : (qui n’apparaissent pas dans la macrostructure comme unités distinctes)
– 11 500 unités phraséologiques
– 1 400 expressions étrangères non assimilées
– 1 200 abréviations/acronyms
En outre, plus de 40 000 vers synonymes ont été construits dans le dictionnaire, qui sont en train de s’accomplir au cours de l’édition et de la vérification ultérieure du l’ouvrage.
L’oeuvre compte jusqu’à présent plus de 23 000 000 de caractères et d’espaces, convertis en 9 200 pages informatiques ou 10 000 pages A4.
L’ouvrage, en résumé, comprend un total de 124 000 unités. /m.s/










