Saturday, October 24, 2026

Xhafaj: 70 experts d’institutions indépendantes et 40 experts internationaux dans la Commission spéciale, nous finalisons le document analytique

TIRANA, 11 décembre/ATA/ “En quelques mois, nous avons réussi à construire un processus de réforme multidimensionnel, basé sur 4 principes importants : l’inclusion, la transparence, le professionnalisme et les meilleures normes internationals”, a souligné aujourd’hui Fatmir Xhafaj, le Président de la Commission parlementaire spéciale “Sur l’approfondissement des réformes en faveur de la bonne gouvernance, l’État de droit et la lutte contre la corruption pour l’Albanie 2030 à l’Union européenne”.

“Nous avons choisi la voie la plus longue et la plus difficile, mais nous pensons qu’elle est plus sûre de parvenir au résultat attendu, en réalisant un processus qui passe par la nécessité d’analyser, de scaner et de diagnostiquer la situation, de déterminer le besoin d’interventions par des mesures juridiques, structurelles et institutionnelles et ensuite de concrétiser et mettre à execution”, a déclaré Xhafaj lors de la réunion de haut niveau “Albanie 2030 à l’UE – La voie des réformes”, organisée par l’Assemblée albanaise.

“Seulement 6 mois se sont écoulés et aujourd’hui nous pouvons souligner certains aspects clés qui, à mon point de vue, constituent l’innovation de ce processus complexe”, a annoncé Xhafaj.

“Au cours de ces 10 années, l’Assemblée devient pour la deuxième fois l’espace constitutionnel et institutionnel et le promoteur de l’initiation, de l’organisation et de la réalisation de deux réformes majeures de construction de l’État. D’abord, avec la réforme de la justice lancée il y a 10 ans, aujourd’hui une réalité tangible et évaluée plus que positivement, et cette année avec cette réforme complexe visant 3 défis clés. Il s’agit d’un indicateur très significatif qui prouve la maturité de notre démocratie, expression de la responsabilité et du rôle réformateur de l’Assemblée, également en raison du poids des fonctions constitutionnelles qu’elle exerce dans notre république parlementaire”, a-t-il noté.

“Il est positif et significatif d’inclure dans ce processus de réforme un certain nombre de facteurs essentiels de la société albanaise : les institutions de l’État, les institutions et agences indépendantes, la communauté académique, la société civile, le monde des affaires, les professionnels des domaines concernés et les citoyens eux-mêmes. C’est un indicateur de la maturité de la démocratie de tous les éléments de la vie sociale qui, malgrè leurs points de vue, leur position favorable ou critique à l’égard de notre gouvernement, trouvent la force d’unir leurs énergies dans un effort commun, dans l’intérêt du pays. Un message fort sur l’obligation de tels processus globaux, pour créer une synergie commune dans l’accomplissement des objectifs majeurs de la société tels que l’intégration européenne du pays, le besoin d’une bonne gouvernance, le renforcement de l’État de droit et la prévention de la lutte contre corruption”, a précisé Xhafaj.

Après la réforme de la justice, il est question d’un autre processus témoignant fermement que notre pays possède également une grande richesse intellectuelle et professionnelle, a déclaré Xhafaj.

“Nous devrions être fiers d’avoir parmi nous de telles capacités, une expertise aux normes européennes, capables d’entreprendre et de faire face à des réformes de telles dimensions, si complexes et avec de grandes attentes. Environ 70 experts de haut niveau, proposés par les institutions indépendantes elles-mêmes, la communauté académique (universités publiques et non publiques), les organisations de la société civile et le monde des affaires, ont été engagés dans ce processus, soutenus par un Secrétariat technique basé principalement sur les capacités de l’Assemblée. Environ 35% d’entre eux ont de titres scientifiques, environ 30% sont professeurs dans le domaine du droit et de l’économie, 40% sont experts/représentants de près de 22 organisations de la société civile et plus de 90% des experts ont plus de 10 ans d’expertise dans ces matières, etc.”, a-t-il énoncé.

Dans ce processus, plus de 40 experts internationaux ont été engagés, et autour de la moitié d’entre eux sont des citoyens albanais de la diaspora, qui servent comme professeurs, chercheurs scientifiques ou dans le domaine de l’application de la loi dans divers pays du monde et certains d’entre eux se sont engagés comme experts internationaux dans d’autres pays, a poursuivi Xhafaj.

Il s’agit, selon lui, d’un indicateur croissant de la qualité de la diaspora albanaise, d’une extraordinaire richesse intellectuelle qui devrait être bien mieux intégrée aux riches ressources intellectuelles, scientifiques et professionnelles du pays.

“Nous sommes à la fin de l’analyse, un document analytique d’approximativement 700 pages, qui fait un tour d’horizon de la situation actuelle dans les 3 domaines, sur la base des rapports officiels pertinents des dernières années, nationaux et internationaux et principalement dans les conclusions, évaluations, questions et recommandations des rapports et documents de l’UE dans lesquels l’État albanais a exprimé ses engagements dans le cadre du processus d’intégration”, a en outre dit Xhafaj.

“C’est le premier document analytique de ce type qui porte la paternité de l’expertise albanaise”, a déclaré Xhafaj. /m.s/

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