TIRANA, 25 février /ATA/ Le Musée national d’art médiéval (MNAM) de Korça présente de temps en temps au public les icônes, leur signification et des informations intéressantes sur l’origine de ces œuvres d’art. Mais derrière ces images, publiées sur les réseaux sociaux, se cache le travail formidable et continu du Laboratoire de Restauration.
Le laboratoire de restauration et de consolidation était une partie intégrante et très importante du MNAM depuis son ouverture en 1980, a déclaré à l’ATA la directrice du Musée national d’art médiéval, Fjoralba Prifti.
Les icônes vieilles de plusieurs siècles ont survécu à diverses conditions atmosphériques et dégradations, et ont été collectées par des chercheurs et des universitaires tels que Theofan Popa, etc., qui au cours de la dictature les ont collectées et sauvées de la destruction de l’idéologie athée au nom du “patrimoine culturel”. Les icônes ont été amenées à Korça, où elles ont été restaurées, protégées et exposées au Musée d’art médiéval.
Depuis 2018, conformément à la loi, le laboratoire est devenu le Centre de restauration et d’étude des icônes.
Chaque icône ou objet de musée subit une restauration et une consolidation avant d’être exposé et que le Laboratoire de restauration a, à ce jour, réussi à restaurer un peu plus de 3 000 icônes et objets de musée. Les icônes n’ont pas les mêmes problèmes, donc leur restauration prend au moins 3 mois, mais il y a eu des icônes qui ont pris plus de 3 ans à restaurer, explique Fjoralba Prifti.
Actuellement, 6 icônes sont en cours de restauration dans le laboratoire. Le directrice du MNAM a fait savoir qu’au début de chaque année, une planification est effectuée et les icônes présentant les plus grands problèmes sont sélectionnées. Simultanément, une sélection est effectuée en fonction des activités qui auront lieu au cours de l’année, des icônes prévues pour l’exposition, pour les études, etc.
En raison de nombreux problèmes, le délai de restauration prévu pour 2024 a été prolongé pour 4 autres icônes. L’un d’eux est celui de Sainte Marie, publié il y a quelques jours par MNAM, A DIT Fjoralba Prifti.
Derrière cette œuvre d’une grande importance pour le patrimoine de l’art médiéval, se trouve un groupe de 3 restaurateurs spécialisés.
Genci Proko, responsable du Centre de restauration et d’étude des icônes, possède une vaste expérience dans ce laboratoire. Il est spécialisé en Grèce et a participé à de nombreuses collaborations et ateliers, qui ont servi à améliorer son développement professionnel. Il est actuellement l’un des meilleurs spécialistes du pays en matière de restauration d’icônes. À ses côtés, deux autres spécialistes travaillent dans le laboratoire : Romi Kallço et Genti Postoli, ayant les deux une grande expérience dans ce domaine.
Chaque icône ou autre objet de musée de la collection MNAM, avant d’être exposé, passe par ce groupe de restaurateurs pour le processus de désinfection et l’identification des dommages. Ensuite, la première couche d’apprêt est consolidée, il est nettoyé du vernis, retouché, puis la surface est peinte avec du vernis pour la protection.
Les icônes sont photographiées étape par étape et chaque intervention est documentée, mettant à jour les données et conservant et enrichissant ainsi chaque icône d’informations.

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