TIRANA, 28 avril /ATA/ Le Premier ministre et chef du Parti socialiste Edi Rama a tenu aujourd’hui une réunion électorale avec les socialistes à Petrelë, Tirana.
Dans son discours, Rama a également fourni des chiffres sur l’économie albanaise, malgré les accusations du camp de l’opposition.
“L’année de notre arrivée au pouvoir, l’Albanie produisait moins de 10 milliards d’euros en valeur totale. Fin 2024, ce chiffre atteindrait 25 milliards d’euros. Soit deux fois et demie. La source de cette information est le Fonds monétaire international”, a déclaré Rama concernant le produit intérieur brut.
Concernant la projection du ministère des Finances, en examinant la tendance globale et d’autres composantes, Rama a noté qu’“en Albanie, le PIB en 2030 atteindra 35 milliards d’euros”.
En ce qui concerne la croissance du PIB dans la région, Rama a indiqué que de 2013 à 2024, la moyenne de la région était de 64,9 %, tandis que la croissance moyenne du PIB de l’Albanie était de 109,6 %.
“L’Albanie connaît la plus forte croissance du PIB de tous les Balkans occidentaux”, a souligné Rama.
“En 2013, le revenue par habitant était de 3 330 euros. Il atteindrait 10 300 euros en 2024, soit trois fois plus. L’objectif de l’Albanie pour 2030 est de 15 000 euros”, a annoncé le chef du gouvernement.
“Cette courbe de croissance coïncide également avec notre projection de la hausse de la retraite minimale et de la retraite moyenne”, a-t-il ajouté.
Concernant la dette publique, qui s’élevait à 70,4 % en 2013, alors qu’elle était tombée à 54 % fin 2024, Rama a fait savoir qu’”il s’agit du montant officiel de la dette au moment de notre arrivée au pouvoir. Au-delà de cette dette, toutes les entreprises liées à l’État avaient cessé leurs activités. Celles qui avaient des contrats d’investissement, principalement des routes, mais aussi des écoles et autres investissements en capital, ainsi que celles qui avaient des contrats de services, comme celles qui approvisionnent les hôpitaux en médicaments”.
Cela, a souligné Rama, “parce qu’il n’y avait pas d’argent pour le travail qui leur avait été confié et au total, cette dette s’élevait à environ 700 millions d’euros, ce qui, si on l’ajoute à la dette officielle, est beaucoup plus élevé”.
“Nous avons dû l’augmenter à nouveau à cause de la pandémie. Nous avons été contraints d’augmenter la dette. Malgré cette croissance, l’économie a si bien performé que nous sommes à 54 %. Nous avons réduit la dette en augmentant les salaires, ce qui est très important”, a annoncé Rama.
Les créances douteuses représentaient 24,8 % en 2013, alors qu’à la fin de 2024, elles sont tombées à 4,2 %.
“Les créances douteuses sont des prêts qui restent dans les banques et ne peuvent être remboursés, faute de moyens de la part des emprunteurs. C’est le seuil où le système bancaire risque de s’effondrer. Telle était la situation le jour de notre arrivée au pouvoir. Voyez où en sont les créances douteuses aujourd’hui”, a précisé le Premier ministre.
Concernant la hausse des prix et l’inflation, Rama a dit que “la hausse des prix est un fait, elle n’est pas discutée, mais si on la compare à la région, la hausse moyenne des prix dans la région aujourd’hui est de 3,1 %, en Albanie est de 2,6 %. Ces données proviennent du FMI et de World Economic Outlook Database”.
Parlant du pourcentage de la population menacée de pauvreté, qui était de 23,7 % en 2017 et qui est tombé à 19,2 % fin 2024, Rama a informé que “nous sommes dans un groupe où se trouvent également des pays de l’UE comme la Bulgarie, le Portugal, la Lituanie, la Lettonie, etc.”
À propos de l’inégalité des revenus, qui était de 7,5 % en 2017, alors qu’elle a diminué à 4,9 % en 2024, Rama a déclaré que, “cette période de 2017 à 2024 correspond à une période qui marque pratiquement le tournant économique final, non pas dans le sens où l’économie albanaise ne connaîtra jamais de crise parce que chaque économie a ses propres crises, mais dans le sens où notre économie aujourd’hui est l’économie d’un État qui n’est plus un État qui tente de se construire, mais un État qui est dans une phase avancée de sa propre construction, ce qui est également lié à la raison pour laquelle l’UE dit que d’ici 2027, nous voulons conclure les négociations avec vous”.
Relatif au chômage, qui était de 17,5 % en 2014 et est tombé à 8,8 % en 2024, Rama a fait savoir qu’“aujourd’hui, nous avons le taux de chômage le plus bas de toute l’histoire du pays. C’est la première fois qu’en 2024, l’Albanie passe à un taux de chômage à un chiffre, inférieur à 10 %”.
“Lorsque nous avons pris nos fonctions, il y avait 1 023 000 personnes employées, aujourd’hui il y en a 1 327 000”, a-t-il poursuivi.
Quant au pourcentage d’employés ayant un salaire inférieur à 40 000 leks, en 2014, il était de 59,9 %, tandis qu’en 2024, il est tombé à 14,4 %.
“Lorsque nous avons pris nos fonctions, 60 % des employés recevaient moins de 40 000 leks. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 14 %. Tous les autres reçoivent davantage, et il s’agit de chiffres et non d’opinions politiques” a dit Rama.
Au sujet de l’augmentation des salaires, Rama a ajouté que “le salaire moyen global était de 322 euros en 2013, ce qui était principalement influencé par les salaires dans le secteur public. 848 euros est le dernier salaire moyen, où la croissance se poursuit car le secteur privé continue d’augmenter les salaries”.
Touchant le salaire moyen dans le secteur public seulement, Rama a précisé que “de 372 euros en 2013, nous sommes à 1 000 euros et l’objectif en 2030 est de 1 200 euros”.
La retraite moyenne en 2013 était de 111 euros, en 2024 elle est passée à 300 euros, tandis que la projection pour 2030 est la retraite moyenne de 400 euros, tandis que la retraite minimale est de 200 euros. /m.s/










