TIRANA, 10 juillet /ATA/ Le directeur général de la police d’État, Ilir Proda, a informé aujourd’hui que, face aux constructions illégales dans le centre de Theth, Fatmir Lleshi, directeur de la Direction locale de Shkodër, et Nik Nikolla, chef du Commissariat, ont été démis de leurs fonctions, tandis que le chef du poste de police de Theth a été suspendu.
“J’ai ordonné à la Direction des normes professionnelles de la police d’État d’ouvrir une enquête disciplinaire approfondie. Je vous informe par ailleurs que le chef du poste de police de Theth a été immédiatement suspendu et une procédure disciplinaire pour faute grave a été lancée”, a annoncé Proda.
Selon Proda, “ce fonctionnaire, par son inaction injustifiable, a choisi de ne plus faire partie de la police d’État. Je ne vois aucune raison pour qu’il porte encore l’uniforme bleu – malgré la plainte déposée par la police au parquet de Shkodër, relative aux constructions illégales dans une zone protégée. Malheureusement, dans ce cas, la procureure responsable, curieusement, a décidé de ne pas donner suite à l’affaire”.
“Une procédure disciplinaire a aussi été ouverte contre l’inspecteur de zone et le spécialiste en criminalité, qui ne méritent également plus de faire partie de la police d’État”, a ajouté Proda.
Proda a également indiqué qu’“il avait pris la décision de révoquer de leurs fonctions le directeur de la Direction locale de la police de Shkodër et, avec lui, le chef du Commissariat de police de Shkodër”.
“Je tiens à être très clair. Même si la police de Shkodra a fait son devoir en portant plainte auprès du parquet concernant cet ensemble de constructions illégales en plein cœur d’une zone protégée, cela ne dégage en rien la Direction du district de Shkodra de sa responsabilité pour les constructions sans permis à Theth, qui malheureusement, ne se limitaient pas à une ou deux. Cette responsabilité ne peut pas non plus être attribuée uniquement à un chef de poste, à un inspecteur de zone ou à un spécialiste en criminalité. Non, cela ne se passera ni cette fois-ci, ni à l’avenir dans des cas similaires.
Si le chef du commissariat ignore, non seulement le nombre d’infractions commises sur le territoire au cours des dernières 24 heures, mais aussi le nombre de chaises de cafés et de parasols de plages autorisés dans la zone placée sous sa responsabilité, alors il ne restera pas en poste”, a déclaré Proda.
“C’est un message clair adressé également à tous les directeurs locaux de la police des districts, qui seront tenus directement responsables si, face à la négligence ou à l’ignorance concernant les territoires de leurs subordonnés, ils ne s’en rendent pas compte avant moi ou avant que la communauté ne le fasse”, a poursuivi Proda.
Proda a également invité les citoyens à signaler immédiatement à la Direction générale de la police d’État tout cas d’abus, de négligence ou de comportement inapproprié de la part des policiers.
“Libérer les espaces publics communs dans les toutes les grandes villes est une mission essentielle pour chaque structure policière. Les espaces publics appartiennent aux citoyens et à la communauté, et personne n’a le droit de se les approprier”, a souligné Proda.
“J’invite les municipalités, les communautés et les citoyens à coopérer étroitement avec la police d’État et à signaler à la Direction générale de la police tout cas de négligence ou d’abus de la part des policiers ou de toute autre structure d’inspection chargée du contrôle du territoire”, a ajouté Proda.
“Le double stationnement sur la chaussée ne sera plus considéré comme une simple infraction administrative légère, mais comme une obstruction à la circulation des véhicules portant atteinte à la sécurité des citoyens et violant gravement leur droit à la libre circulation. La police mènera des enquêtes en considérant le stationnement en double file comme une infraction pénale, conformément à l’article 293 du Code pénal. Ce phénomène nuisible et dangereux sera éliminé à tout prix. Avec tout le respect pour les conducteurs, la ville appartient d’abord aux piétons, et malgré les difficultés de stationnement, la route est faite pour circuler, pas pour stationner en plein milieu”, a fait savoir Proda.
Le directeur de la police d’État a souligné que “les chefs de commissariat et les responsables des structures territoriales seront personnellement tenus responsables des cas de constructions non autorisées, d’occupations illicites de propriétés, de blocages de routes, de transformation d’espaces publics en parkings privés ou de toute forme d’abus environnemental, notamment dans les zones protégées”. /m.s/










