TIRANA, 3 septembre/ATA/ Le Conseil de surveillance de la Banque d’Albanie a approuvé aujourd’hui la Déclaration et le Rapport sur la stabilité financière pour le premier semestre 2025.
Le Rapport sur la stabilité financière est l’un des documents périodiques importants préparés par la Banque d’Albanie, ayant pour principal objectif est l’identification et l’évaluation des risques auxquels sont exposés le système financier et son infrastructure.
Au début du document figure la Déclaration sur la stabilité financière, dont la publication semestrielle est une obligation découlant de la loi “Sur la Banque d’Albanie”.
La Banque d’Albanie estime que l’activité du système financier s’est développée de manière stable au premier semestre 2025.
L’activité du secteur bancaire a progressé, principalement grâce à l’augmentation des dépôts et des capitaux, orientés en grande partie vers les prêts et les investissements en valeurs mobilières.
Le résultat financier net du secteur bancaire a été positif et légèrement inférieur à celui de la même période de l’année précédente. Les risques liés aux interconnexions entre le secteur bancaire et les autres segments du système financier, ainsi que ceux liés à l’activité du secteur bancaire lui-même, sont considérés comme maîtrisés. Les indicateurs de résilience financière et les tests de résistance montrent que le secteur bancaire est stable face aux risques identifiés.
L’évolution économique au cours de la période a été positive, influencée par la bonne performance de la consommation et des investissements, la réduction du déficit de la balance commerciale et la performance stable et soutenue du secteur du tourisme. La croissance économique s’est accompagnée d’une baisse du chômage et d’une hausse de l’emploi et des salaires. La politique budgétaire est restée orientée vers la consolidation et les recettes fiscales ont dépassé les objectifs fixés.
Les pressions inflationnistes sont restées inférieures à l’objectif de la Banque d’Albanie. Les risques pesant sur l’évolution économique et financière du pays demeurent présents et sont principalement liés à l’incertitude et à l’impact des événements internationaux.
Dans ces conditions, il est important que les politiques économiques et financières des pouvoirs publics et les actions des acteurs du marché visent à préserver les réserves financières et à gérer efficacement leurs investissements.
Le Conseil de surveillance de la Banque d’Albanie a également approuvé le rapport semestriel sur le respect par le secteur bancaire des exigences en matière de fonds propres et de passifs éligibles (MREL), un indicateur clé dans le mécanisme d’intervention d’urgence.
Pour 2025, le niveau intermédiaire de MREL requis est de 20,2 % des expositions pondérées des risques. À la fin du premier semestre 2025, la capacité du secteur bancaire à respecter le MREL était estimée à 22,6 %.
Afin de satisfaire cette exigence, au cours du premier semester 2025, les banques ont augmenté leurs émissions de passifs non garantis sous forme de dette admissible. Le coût de ces émissions est actuellement considéré comme tout à fait abordable, compte tenu des très bonnes performances financières du secteur bancaire.
Le Conseil de surveillance de la Banque d’Albanie a également approuvé des modifications au règlement “Sur la définition des exigences relatives aux virements et prélèvements en euros”.
Les modifications du règlement visent à déterminer les frais applicables aux transactions SEPA transfrontalières, conformément au règlement (UE) 2021/1230 et au principe d’égalisation des frais avec ceux des transactions nationales.
Ces modifications constituent une condition préalable nécessaire au lancement des opérations SEPA le 7 octobre 2025, garantissant que les frais pour les paiements transfrontaliers en euros soient identiques à ceux applicables au niveau national.
Leur mise en œuvre réduira considérablement les coûts pour les particuliers et les entreprises, favorisera la concurrence et l’utilisation des paiements électroniques, et garantira des conditions de concurrence équitables pour les institutions financières. Dans ce contexte, les frais pour les paiements SEPA sortants ne dépasseront pas les limites fixées pour les paiements nationaux en euros. /m.s/










