TIRANA, 6 octobre /ATA/ Le Parti démocrate a adressé aujourd’hui ses voeux aux étudiants à l’occasion de la rentrée universitaire.
Depuis le siège bleu, la directrice du Département de l’Éducation, Lili Sula, a exprimé ses préoccupations quant à l’état de l’enseignement supérieur en Albanie.
Sula a insisté sur le fait que la désertification des universités constitue une destruction silencieuse de l’enseignement supérieur.
“Les salles de cours désertes illustrent clairement la crise actuelle. En moins de dix ans, le nombre d’étudiants a diminué de 45 %”, a-t-elle précisé.
Sula a également souligné que la profession d’enseignant est en train de s’effondrer.
“Le développement technologique rapide nous oriente vers l’informatique, mais cela ne peut pas justifier pas la fermeture d’une centaine de programmes d’études, y compris ceux liés à la formation des enseignants”, a-t-elle ajouté.
La directrice du Département de l’Éducation a également affirmé que la médecine st retenue en otage par les barrières gouvernementales.
“Cette année seulement, le nombre de candidats pour la Médecine Générale a diminué de 40 % à cause des obstacles imposés par le gouvernement. Plutôt que d’encourager les jeunes à s’orienter vers des filières essentielles, l’État a érigé des barrières légales qui découragent les étudiants, les poussant à étudier à l’étranger ou dans le privé”, a déclaré Sula.
Sula a également ajouté que « moins de 40 % des programmes universitaires sont accrédités, tandis que plus de 40 % des enseignants ne sont pas titulaires d’un doctorat ; 46 % des enseignants travaillent à temps partiel”.
D’après Sula, la recherche scientifique en Albanie figure parmi les moins financées d’Europe, selon Eurostat.
Sula a notamment déclaré que l’autonomie des universités est en chute libre et que les universités deviennent des prolongements de la renaissance.
“Les universités ont besoin de dignité, non de simples ornements. L’université est le cœur battant de la nation, aujourd’hui éteint par la perte d’espoir en une société libre. Il n’y a pas d’avenir quand la jeunesse fuit et que les enseignants se soumettent”, a affirmé Sula. /m.s/










