Sunday, October 18, 2026

SPAK : Berisha accuse Altin Dumani de complicité avec l’argent du crime

TIRANA, 6 octobre /ATA/ Le chef du Parti démocrate, Sali Berisha, a comparu aujourd’hui devant le Parquet spécial de lutte contre la corruption et le crime organisé (SPAK), dans le cadre de la mesure de sécurité “comparution obligatoire” décidé à son encontre par la Cour spécial de lutte contre la corruption et le crime organisé (GJKKO).

À son arrivé vers 10 h dans les locaux de SPAK, Berisha a accusé le chef du SPAK, Altin Dumani, d’être “otage de l’argent provenant du crime qu’il aurait blanchi et transformé en biens personnels sans justification”.

Berisha a également porté des accusations contre la juge de GJKKO, Irena Gjoka, responsable du dossier dans lequel il est impliqué.

Il a affirmé avoir présenté des documents révélant la véritable identité d’Irena, qui utiliserait cinq noms de famille, mais que Dumani “afin de la protéger, aurait ouvert des enquêtes pénales anonymes”. Le chef du PD a assuré détenir un certificat du 24 novembre 2002, attestant que la police grecque a expulsé Irena Gjoka du territoire grec pour falsification de visas.

“C’est la juge qui s’ocupe du dossier de l’ancien président, de l’ancien Premier ministre et de l’ancien président de l’Assemblée”, a précisé Berisha.

Berisha a rendu aujourd’hui public un autre document prouvant, selon lui, qu’Irena Gjoka “a dissimulé son expulsion de Grèce dans son dossier de vérification”.

Berisha a également mis l’accent sur l’activité du Haut conseil du parquet (KLP), affirmant que 80 % des parquets du pays n’ont pas de chefs nommés.

“Cela témoigne soit de la faillite totale du système, puisqu’en cinq ans seulement trios chefs de parquet de district ont été nommés, soit ils demandent 500 000 euros à ceux qui veulent être nommés. Je ne sais ce qui est vrai”, a indiqué Berisha.

La Cour spéciale de lutte contre la corruption et le crime organisé (GJKKO) a renvoyé devant la justice le dossier de l’ancien complexe sportif “Partizani”, dans lequel l’ancien Premier ministre Sali Berisha est accusé de “corruption passive de hauts fonctionnaires de l’État ou d’élus locaux”. /m.s/

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