TIRANA, 9 février /ATA/ – Toute tentative de mettre un signe d’égalité entre la guerre de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) et le génocide commis par l’agresseur serbe sape la confiance en la justice et compromet gravement la paix à long terme.
C’est ce qu’a déclaré la présidente kosovare, Vjosa Osmani, alors que la phase finale du plus grand procès se déroule ce lundi devant les Chambres spécialisées du Kosovo, à La Haye (Pay Bas).
“Les citoyens kosovars réclament justice”, a-t-elle souligné, sur les réseaux sociaux, tout en précisant que la guerre de l’UÇK était “juste”.
“On ne peut pas altérer cette vérité par des tentatives de réécrire l’histoire, de ternir ou de dévaloriser la lutte du peuple kosovar pour la liberté” a-t-il précisé.
Les anciens dirigeants de l’UÇK, Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Jakup Krasniqi et Rexhep Selimi, font face à des accusations portées par le Bureau du procureur spécialisé, qu’ils ont niées, les qualifiant d”infondées”.
Ils sont détenus à La Haye, depuis novembre 2020. Leur procès a débuté le 3 avril 2023, près de trois ans après la confirmation de l’acte d’accusation, et ce processus a attiré l’attention de l’opinion publique au Kosovo et au-delà.
Durant la phase finale de ce procès, l’accusation, la défense et les accusés ont l’occasion de présenter une dernière fois leurs plaidoiries et leurs conclusions au jury.
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