TIRANA, 17 février /ATA-Maela Marini/ Le Premier ministre Edi Rama a affirmé aujourd’hui que le processus de transformation du système judiciaire est irréversible, malgré les difficultés et les coûts qu’il implique.
Lors de la présentation d’Igli Tafa, nouveau directeur de l’Agence nationale de la société de l’information (AKSHI), Rama a souligné que l’Albanie traverse une étape historique, marquée par deux révolutions parallèles : la révolution numérique et celle du système judiciaire.
Selon lui, tout comme la révolution numérique vise à servir citoyens et entreprises, la réforme judiciaire est indispensable, mais beaucoup plus complexe et douloureuse. « La transformation du système judiciaire, d’un état de délabrement à un système juste, équitable et fonctionnel, est en cours. Le chemin est encore long, mais il est irréversible », a-t-il déclaré.
Il a rappelé qu’à la différence des erreurs informatiques, les échecs dans la réforme judiciaire ont un impact direct sur la vie des personnes.
« Ce n’est pas un ordinateur qui s’éteint, mais une vie humaine innocente qui se retrouve dans une situation très défavorable », a-t-il ajouté, soulignant que la présomption de culpabilité prime souvent sur celle d’innocence.
Dans un État de droit, tout individu doit être présumé innocent, mais pendant cette phase de transition, il arrive fréquemment que ce ne soit pas le cas, générant tensions et incertitudes, notamment pour l’administration publique.
Rama a qualifié ce moment de difficile, rappelant aux employés de l’AKSHI que le monde numérique est très éloigné de la « brutalité de la vie réelle » qui accompagne les enquêtes.
Malgré cela, il reste confiant : la justice finira par triompher. « Ceux qui n’ont commis aucun délit ne doivent avoir aucune crainte et ne doivent jamais perdre leur calme et leur sérénité. La justice l’emporte toujours, même si cela a un coût », a conclu le Premier ministre. /m.s/










