TIRANA, 31 mars /ATA/ – Le ministre albanais des Affaires étrangères, Ferit Hoxha, a rejeté toute idée de blocage dans le processus d’adhésion à l’Union européenne, affirmant que les négociations suivent “une dynamique normale”, à la fois technique et politique.
Dans un entretien accordé à Top Channel, il a assuré que “l’Albanie se trouve dans la phase la plus avancée jamais atteinte, avec des progrès reconnus par ses partenaires européens”.
“Les réformes sont notre mot de passe pour entrer dans la famille européenne”, a-t-il insisté, soulignant que la clôture des chapitres dépendra à la fin des États membres.
“Je l’affirme avec conviction et sens des responsabilités, sur la base d’informations directes: non, il ne peut en aucun cas être question d’un blocage du processus. Les négociations d’adhésion à l’Union européenne sont, par nature, complexes, à la fois techniques et politiques, et obéissent à leur propre dynamique. Elles exigent du temps, de la constance et, surtout, des résultats avérés et mesurables”, a estimé le ministre.
Le chef de la diplomatie a défendu le déroulement du processus IBAR, présenté par l’opposition comme un obstacle, en le qualifiant de mécanisme de garantie de la qualité des réformes.
L’Albanie est, selon lui, le premier pays à appliquer cette nouvelle méthodologie, devenue un passage obligé avant toute clôture de chapitres.
En un an, Tirana affirme avoir traité 92 lacunes identifiées dans les chapitres relatifs à l’État de droit et aux droits fondamentaux, un effort que le ministre décrit comme “sans précédent”. Ces avancées témoigneraient, selon lui, “d’un passage des engagements politiques à des “résultats concrets”.
Ferit Hoxha a également souligné que l’examen du rapport par les États membres relève d’une procédure “standard et ne saurait être interprété comme un frein. Sans avancer de calendrier pour son adoption, il a rappelé que la décision appartient exclusivement aux capitales européennes.
“Le processus est irréversible”, a-t-il conclu, estimant que l’intégration européenne constitue avant tout une transformation structurelle de l’État et de la société albanaise.
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