PRISTINA, 20 avril /ATA/ – Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a exclu lundi tout recours à des élections anticipées dans le cadre du processus de désignation du président, appelant à un compromis politique face à l’échéance constitutionnelle imminente.
Il a insisté sur la nécessité de “décisions non faciles” et d’une volonté partagée pour aboutir à une solution, lors d’une réunion du gouvernement.
“Le recours à des élections n’est pas, à mes yeux, une option. L’élection du président constitue une obligation constitutionnelle. Cela exige une volonté de trouver une solution, une disposition au compromis et des décisions difficiles”, a-t-il indiqué.
D’après Kurti, aucun parti ne pouvant espérer une majorité qualifiée suffisante, le dialogue entre forces politiques s’impose comme seule voie réaliste.
“Nous savons qu’aucun parti ne peut prétendre réunir 80 députés ; il faut donc accepter le résultat des élections et, à partir de là, engager des discussions sincères dans l’intérêt du pays”, a déclaré Albin Kurti.
L’élection du président est une obligation constitutionnelle, a-t-il rappelé, soulignant que le mandat confié par les électeurs engage les institutions pour quatre ans.
“Les citoyens ont voté pour quatre ans et, conformément à leur volonté, nous soumettrons à approbation le programme gouvernemental 2026-2030”, a renchéri le chef du gouvernement kosovar.
En parallèle, Albin Kurti a évoqué le lancement du transfert des fonds issus du Plan de croissance, destinés à financer directement des projets, ainsi que l’adoption en première lecture d’un projet de loi sur la confiscation des avoirs injustifiés.
Une initiative qui, selon lui, vise à rompre avec les pratiques d’enrichissement illicite longtemps dénoncées.
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