TIRANA, 27 avril /ATA/ – La publication des données 2025 sur la criminalité et la justice pénale par l’Institut national des statistiques (INSTAT) met en lumière une nette dégradation des indicateurs, susceptible d’alimenter le débat politique sur l’ordre public et l’efficacité des institutions.
Au total, 38 345 infractions pénales ont été enregistrées, soit une hausse marquée de 17,4 % par rapport à 2024. Le nombre de suspects atteint 45 334 personnes, une progression de 13,2%, très majoritairement des hommes (93,3 %), avec une prédominance de la tranche d’âge des 30–44 ans.
Les auteurs sans antécédents sont également en progression (+16,7 %).
Le nombre de victimes s’élève à 19 145, ou une augmentation de 7,8 %, dont 39,3% concernent des atteintes aux personnes. Les femmes représentent plus d’un tiers des victimes dans ces cas (36,7%), en particulier pour les infractions à caractère sexuel, moral ou familial, un point sensible dans le débat public.
Sur le plan judiciaire, 27 049 procédures ont été engagées (+8,5 %). Parmi les affaires traitées, 42,5 % ont été renvoyées devant les tribunaux, tandis qu’une part importante a été classée (27,6 %) ou suspendue (27,8 %), ce qui pourrait nourrir les critiques sur l’efficacité de la chaîne pénale.
Le nombre de prévenus atteint 14 356 (+9 %), là encore très majoritairement masculins (94%).
Alors que la population carcérale reste globalement stable, avec 4 503 détenus, soit une montée légère de 0,3 %.
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