TIRANA, 29 avril /ATA/ – Le Parlement kosovar n’a pas réussi à élire un nouveau président de la République, même après une session extraordinaire tenue la veille, qui a duré jusqu’à minuit.
Suite à cet échec, le Kosovo doit organiser dans 45 jours de nouvelles élections législatives, conformément à la décision de la Cour constitutionnelle.
La majorité parlementaire tentaient, depuis deux jours, d’élire le chef de l’Etat, mais les partis d’opposition ont boycotté la session après l’échec des négociations avec le Vetëvendosje (VV), et elle n’est pas parvenu à un accord.
Le VV a retiré, le 27 avril, les deux premiers candidats, Glauk Konjufca et Fatmire Mulhaxha Kollçaku, pour présenter une heure plus tard deux nouvelles candidatures à ce poste, de Feride Rushiti et Hatixhe Hoxha.
Dans un contexte d’accusations de « coup d’État constitutionnel » suite à l’organisation, le 27 avril, d’un second tour de scrutin par le VV pour les nouvelles candidatures, un débat vif entre la majorité au pouvoir et les partis de l’opposition s’est poursuivi tout au long de la journée du 28 avril.
L’opposition s’est également opposée à ces nouvelles candidatures et n’a participé à aucune session présidentielle, ni le 27 avril, ni le jour suivant.
Le vote au Parlement pour élire le chef de l’Etat n’a pas pu avoir lieu, lundi, faute d’un quorum des deux tiers des députés, à cause du boycott de l’opposition.
Les électeurs vont être appelés aux urnes pour des législatives, pour la troisième fois en un peu plus d’un an.
Le président du Kosovo (1,6 million d’habitants) est élu par le Parlement pour un mandat de cinq ans.
Depuis l’expiration de celui de Vjosa Osmani, l’intérim est assuré par la présidente du Parlement.
Le poste de président du Kosovo est largement honorifique, mais le chef de l’Etat est le commandant suprême des forces armées et il représente le pays sur la scène internationale.
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