PRISTINA, 18 août /ATA/ – Le chef du mouvement Vetëvendosje, Albin Kurti, et celui de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), Lumir Abdixhiku, ont discuté mardi du profil du prochain président du Kosovo, sur fond de crise institutionnelle persistante.
À l’issue d’une rencontre de deux heures au Parlement, les deux dirigeants ont fait état d’une volonté de parvenir à un accord sur un candidat consensuel.
“Nous avons discuté en détail des critères et des standards que doit réunir la figure présidentielle”, a déclaré M. Kurti.
M. Abdixhiku a indiqué que les deux formations poursuivraient les consultations en interne avant d’aborder des noms lors d’une prochaine rencontre. Il avait récemment exclu un accord politique avec M. Kurti pour former les nouvelles institutions, tout en se disant favorable à un candidat consensuel et non partisan à la présidence.
Les deux partis avaient engagé des discussions sur une éventuelle participation de la LDK au gouvernement, mais M. Abdixhiku s’est retiré, jugeant insuffisante la proposition de M. Kurti de lui accorder la tête de trois ministère et le poste du vice-Premier ministre. La LDK réclamait notamment la présidence et une participation au gouvernement.
Le Kosovo traverse une nouvelle crise institutionnelle depuis les élections législatives anticipées du 7 juin, remportées par Vetëvendosje sans majorité suffisante pour gouverner seul. Le Parlement n’a toujours pas été constitué, alors que le délai légal de 30 jours a expiré le 7 août.
L’élection du président constitue l’un des principaux points de blocage. Selon la Constitution, un candidat doit obtenir une majorité des deux tiers des 120 députés lors des deux premiers tours, soit 80 voix. Un troisième tour peut ensuite se tenir entre les deux candidats arrivés en tête, avec une majorité absolue requise.
M. Kurti défend l’idée d’un président “non partisan et consensuel”.
La crise actuelle fait suite à l’échec des partis à s’entendre sur un successeur à Vjosa Osmani, dont le mandat présidentiel est arrivé à son terme en avril, ce qui avait conduit à la convocation des élections anticipées de juin.
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