TIRANA, 18 août /ATA/ – L’Agence nationale de la société de l’information (AKSHI) a réfuté plusieurs informations récemment publiées sur le fonctionnement de Diella, l’assistant d’intelligence artificielle intégré au portail public e-Albania, en détaillant son architecture et ses dispositifs de sécurité.
D’après l’agence, la page visible par l’utilisateur n’est qu’une interface et ne constitue pas le système lui-même. Lorsqu’un usager demande un document à Diella, la requête est traitée dans l’infrastructure gouvernementale, où fonctionne le système développé par l’AKSHI en coopération avec Microsoft, à partir de modèles d’OpenAI déployés sur Azure.
“La page est ce que l’on voit, le système qui effectue le travail se trouve derrière”, explique l’AKSHI.
L’AKSHI souligne qu’un système conçu selon les standards de cybersécurité ne doit pas exposer dans son code public les adresses internes des serveurs, les identifiants ou les clés secrètes. Leur absence dans le code accessible au public ne constitue donc pas, selon l’agence, une preuve de l’absence du système.
L’agence précise également que des noms génériques d’adresses internet, tels que aibot-api, ne font pas partie de l’infrastructure de Diella ou de l’AKSHI. Leur fonctionnement ne peut dès lors pas servir à évaluer celui de l’assistant.
Mis en service sur e-Albania en janvier 2025, Diella a traité à ce jour plus de 120 000 documents officiels portant une signature électronique, selon les chiffres communiqués par l’AKSHI. Le système dispose par ailleurs de mécanismes dédiés de traçabilité et de surveillance.
L’agence affirme rester ouverte aux analyses et au débat professionnel, tout en appelant à ce que les critiques reposent sur des faits et des méthodes permettant de vérifier les conclusions avancées.
“Une information exacte du public est une responsabilité qui nous incombe à tous”, conclut le communiqué.
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