TIRANA, 3 septembre /ATA/ – Le Premier ministre albanais et dirigeant du Parti socialiste (PS), Edi Rama, a défendu jeudi une réforme de la relation entre l’Etat et les citoyens, présentant les plateformes BESA, Pasqyrë Albania, Prania Besnike (Presence fidele) et Shkalla e Meritës (Niveau du mérite) comme les composantes d’un nouvel écosystème de communication publique.
S’exprimant devant le groupe parlementaire du PS et son gouvernement, M. Rama a assuré que ces dispositifs n’étaient “ni des portails ni des slogans”, mais les éléments d’une “réforme visant à revoir la manière dont l’Etat identifie les problèmes, écoute les citoyens, respecte ses engagements et garantit l’accès aux services publics selon le mérite”.
Le Premier ministre a reconnu l’existence d’un “fossé entre le pouvoir et les citoyens”, estimant qu’il ne pouvait être comblé par une simple campagne de communication. Il a appelé à s’attaquer à trois “plaies” de l’Etat : un appareil administratif jugé trop labyrinthique, l’absence de mémoire institutionnelle et le sentiment que les relations personnelles ou la chance peuvent encore primer sur le mérite et la loi.
D’après lui, Pasqyrë Albania et Shkalla e Meritës doivent notamment contribuer à répondre à ces problèmes. La première doit permettre aux citoyens de suivre, documents à l’appui, l’utilisation de leurs impôts et l’avancement des projets publics, notamment grâce aux possibilités offertes par l’intelligence artificielle.
Edi Rama a également estimé que les citoyens ne pouvaient être tenus pour responsables lorsqu’ils sont exposés à la désinformation sur l’action publique, faute d’un accès direct aux informations officielles. Pasqyrë Albania doit ainsi, selon lui, “transformer le citoyen d’une victime potentielle de la désinformation en un véritable acteur du contrôle de l’Etat”.
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