TIRANA, 9 septembre /ATA/ Les élèves albanais ont nettement amélioré leurs performances dans les trois domaines évalués par PISA 2025, avec des gains de 65 points en mathématiques, 59 en sciences et 50 en compréhension de l’écrit, selon les résultats présentés à Bratislava lors de la réunion ministérielle de l’OCDE. Cette progression place l’Albanie parmi les pays les mieux classés des Balkans occidentaux en mathématiques et en sciences.
La ministre albanaise de l’Éducation, Mirela Kumbaro, a participé à un panel consacré aux résultats de PISA 2025 et aux défis actuels des systèmes éducatifs. Les discussions ont notamment porté sur l’attitude des élèves albanais à l’égard de l’apprentissage.
Selon les données de l’OCDE, les élèves albanais affichent des niveaux élevés de curiosité et de persévérance face aux tâches difficiles, ainsi qu’une perception positive de la valeur de l’éducation.
Interrogée par František Ružička, Secrétaire général adjoint de l’OCDE, sur les moyens de maintenir cette attitude positive, Mme Kumbaro a mis en avant la réforme des programmes scolaires, qui doit se poursuivre jusqu’en 2029, ainsi que le développement des activités extrascolaires.
« Nous voulons créer davantage d’espaces où les enfants peuvent réussir », a-t-elle déclaré, citant notamment les concours scolaires, les olympiades, les activités scientifiques et les investissements dans le sport. Quelque 11 000 enfants participent actuellement aux équipes de volleyball et de basketball, selon la ministre.
La place du numérique à l’école a également été abordée. L’Albanie maintient pour la deuxième année consécutive l’interdiction des téléphones portables dans les établissements scolaires, tout en poursuivant ses investissements dans les technologies éducatives. Le pays vise notamment 1 000 Smart Labs d’ici 2029.
Le programme « Après l’école » a par ailleurs été étendu à 408 établissements à travers le pays. Il propose des activités dans les domaines de l’art, de la musique, du théâtre, du sport et différents clubs. « La vraie question est de savoir qui apprendra aux enfants à bien utiliser la technologie », a conclu Mme Kumbaro.
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