TIRANA, 24 octobre /ATA/ Le Premier ministre Edi Rama a accusé samedi les personnes impliquées dans les violences lors de manifestations de chercher à « déstabiliser le pays » et à détourner l’Albanie de sa trajectoire européenne, affirmant que des liens avec le crime organisé et des acteurs étrangers faisaient l’objet d’enquêtes.
Lors d’une déclaration à la presse aux côtés du ministre de l’Intérieur, Ervin Demo, M. Rama a indiqué que l’Albanie était en contact permanent avec l’Italie et la France afin de renforcer la coordination avec ces deux pays. Il a affirmé que les trois pays étaient confrontés à une « vague de terreur urbaine » liée au mouvement Antifa.
Le chef du gouvernement a indiqué que plusieurs personnes ayant des antécédents judiciaires avaient été interpellées et poursuivies par la police après des actes de violence. Selon lui, ces personnes auraient agi sous couvert du statut d’étudiant, sans lien réel avec le mouvement étudiant.
« Derrière ces personnes se trouvent le crime organisé ainsi que des mains étrangères, sur lesquelles nous continuons d’enquêter de manière intensive », a-t-il déclaré.
M. Rama a également reproché à certains médias de minimiser les violences au nom des étudiants et de la jeunesse, estimant que l’interpellation de personnes impliquées aurait dû les conduire à prendre leurs distances avec ces actes plutôt qu’à en relativiser la gravité.
Tout en reconnaissant la légitimité des problèmes sociaux, familiaux et étudiants, le Premier ministre a estimé qu’ils ne pouvaient justifier le recours à la violence.
« Le langage de la pierre, le langage du bâton, le langage du feu, le langage de la haine, des insultes et des menaces ne peut acquérir un statut de citoyenneté si nous voulons un avenir sûr pour ce pays et pour nos enfants », a-t-il conclu.
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