Thursday, October 29, 2026

Surpopulation carcérale et peines alternatives : une commission parlementaire passe au crible les prisons et le Service de probation

TIRANA, 29 octobre /ATA/ La Commission des initiatives citoyennes, de la coopération et du contrôle institutionnel a effectué des visites de contrôle à la Direction générale des prisons, à l’établissement pénitentiaire n° 313 de Tirana et à la Direction générale du Service de probation, dans le cadre de son programme de contrôle parlementaire pour 2026.

Les visites ont porté sur la politique pénale, les mesures de sûreté, les peines alternatives et la surpopulation carcérale, ainsi que sur l’application des lois par les institutions compétentes.

Les représentants de la commission se sont notamment intéressés à la surpopulation dans les prisons et les centres de détention provisoire, à la répartition des détenus en fonction des capacités d’accueil des établissements et aux mesures visant à améliorer leurs conditions de détention.

À l’établissement pénitentiaire n° 313, ils ont examiné les conditions d’hébergement, l’état des infrastructures, l’hygiène, l’accès aux soins médicaux et à l’assistance juridique, ainsi que les possibilités de contact avec les familles.

Les discussions ont également porté sur les besoins en personnel et en investissements, le développement des activités éducatives et de réinsertion, ainsi que la coordination entre les institutions afin de limiter les retards dans l’exécution des décisions judiciaires et la durée de la détention provisoire.

La commission a par ailleurs examiné la mise en œuvre des peines alternatives et le rôle du Service de probation dans le suivi et l’accompagnement des personnes condamnées en milieu ouvert.

Les échanges ont notamment concerné les difficultés liées à la mise en œuvre de ces mesures, les effectifs disponibles, la charge de travail et la coopération avec les tribunaux, les parquets et les organismes chargés de l’accompagnement social.

La numérisation des données, le recours à la surveillance électronique et l’évaluation des programmes de réhabilitation et de réinsertion ont également figuré parmi les sujets abordés, avec pour objectif de prévenir la récidive.

Les informations recueillies doivent alimenter les travaux de contrôle parlementaire et la préparation de rapports et de recommandations à destination des institutions concernées, afin d’améliorer l’application de la législation et de garantir les droits des personnes privées de liberté et de celles suivies par le Service de probation.

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