TIRANA, 30 octobre /ATA/ – Intervenant lors d’une réunion du Conseil national pour les droits et la protection de l’enfance, le Premier ministre albanais, Edi Rama, a estimé vendredi que la répression ne suffisait pas face à la participation de mineurs à des actes de violence, plaidant pour un renforcement de l’aide sociale aux familles.
“Pour un mineur, la sanction ne fait que marquer le début de la mission de l’État ; avant de les considérer comme des coupables à punir, nous devons les voir comme des enfants qui ont besoin d’aide”, a déclaré le chef du gouvernement.
S’inspirant des mesures adoptées récemment en France et en Italie, le Premier ministre a rappelé l’introduction de sanctions administratives et financières pour les parents face au vandalisme des jeunes, tout insistant sur la nécessité d’enrayer la propagation des modèles violents.
Pour répondre aux difficultés socio-économiques à l’origine de ces situations, le gouvernement a mis en avant plusieurs dispositifs d’aide : le subventionnement des cotisations sociales pour les mères célibataires sans emploi, la transformation de la prime bébé en une allocation mensuelle régulière, ainsi qu’une hausse de plus du double de l’aide financière accordée aux étudiants issus de familles démunies.
“Nous avons décidé d’augmenter de manière significative, pour tout dire de plus du double, le soutien financier accordé aux étudiants issus de familles dans le besoin, qui atteindra le niveau de la moitié du salaire minimum”, a déclaré Edi Rama.
Edi Rama a conclu en appelant à une approche globale de la société pour refonder les espaces de socialisation physique des jeunes.
/gj.m/r.e/a.f//ir.pu/










