TIRANA, 30 octobre /ATA/ Le Premier ministre Edi Rama a annoncé vouloir engager un débat sur la limitation de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, évoquant notamment la possibilité d’interdire la création de comptes personnels avant 16 ou 18 ans.
« Il faut ouvrir un débat sur la manière et le moment où nous devons limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux », a déclaré Edi Rama lors d’une réunion du Conseil national pour les droits et la protection de l’enfance. Le chef du gouvernement a annoncé des consultations avec les parents et les enseignants dans l’ensemble des établissements scolaires.
Cette réflexion s’inscrit, selon lui, dans une tendance observée dans plusieurs pays démocratiques, face à l’influence de l’environnement numérique et à l’exposition des enfants à des contenus et modèles violents.
Le Premier ministre a également plaidé pour un élargissement des activités extrascolaires, afin de diversifier les possibilités offertes aux enfants au-delà du sport, notamment dans les domaines artistiques et culturels : théâtre, peinture, artisanat, cinéma ou photographie.
Il a par ailleurs annoncé que le gouvernement envisageait, dès la prochaine rentrée scolaire, de mettre en place un dispositif d’accueil prolongé des élèves après les cours, doté d’un budget spécifique. L’objectif est de permettre aux enfants de bénéficier d’un encadrement et d’activités éducatives tout au long de la semaine, tout en permettant à leurs parents de poursuivre leur activité professionnelle.
Edi Rama a enfin dénoncé les intimidations visant des personnes en raison de leurs opinions ou de leur engagement public. « Personne ne doit être empêché d’exprimer son opinion ni faire l’objet de pressions en raison de ses convictions », a-t-il insisté.
Il a indiqué avoir reçu des dizaines de messages d’étudiants demandant à rester anonymes par crainte de représailles, ainsi que de parents se disant démunis face aux menaces visant leurs enfants.
Le chef du gouvernement a appelé les institutions et les organisations de la société civile à poursuivre les échanges dans les prochains mois afin de définir une approche commune en matière de protection et de bien-être des enfants.
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