TIRANA, 3 novembre /ATA/ Le Premier ministre Edi Rama a affirmé mardi, depuis Bruxelles, que les forces de police avaient été les principales victimes des manifestations violentes qui ont secoué l’Albanie ces derniers mois, avec deux fois plus de blessés dans leurs rangs que parmi les manifestants.
« La police était la partie la plus touchée lors de ces manifestations », a déclaré Edi Rama lors d’un entretien avec la journaliste Maria Tadeo, en marge du Sommet d’Euronews sur l’élargissement.
Interrogé sur les contestations récentes, le chef du gouvernement a estimé que « l’Albanie est dans une autre phase », marquée par des attentes croissantes de la population. « Nous sommes passés d’un pays qui devait répondre aux besoins à un pays confronté à des attentes élevées », a-t-il expliqué.
Edi Rama a également mis en cause le rôle des réseaux sociaux dans la perception des événements, dénonçant une confrontation entre deux réalités distinctes. Selon lui, les images diffusées sur les plateformes numériques et reprises par certaines chaînes de télévision ont donné une représentation particulièrement brutale de l’action policière en Albanie.
« Ce qui s’est passé en Albanie était présenté comme unique par la brutalité de la police », a-t-il déclaré, estimant que le pays devait désormais faire face à cette génération qui grandit dans un univers largement façonné par les réseaux sociaux.
/e.i/a.f/r.e/m.s/










