TIRANA, 13 oct. /ATA/ – La dette publique devrait passer sous la barre de 70 % du PIB d’ici la fin de cette année, par rapport a 73,2 % fin 2021
La gestion du portefeuille de la dette publique au cours des 3 dernières années a été confrontée à des défis en raison de la situation créée par le tremblement de terre de 2019, la pandémie de COVID-19 et, plus récemment, par la crise mondiale due à l’invasion russe de l’Ukraine.
Malgré la situation créée, durant cette période, le portefeuille de la dette de l’administration centrale a été géré en conformité avec les objectifs macro-budgétaires, les besoins budgétaires de financement et les objectifs stratégiques à moyen terme de gestion de la dette.
Au cours de la dernière révision budgétaire, en juillet, le ministère des Finances et de l’Économie a réduit la limite légale initiale du déficit budgétaire de près de 1 % du PIB, de 5 % à 4,1 % du PIB.
En analysant les indicateurs, le MFE prévoit que le déficit budgétaire global pour l’ensemble de 2022 sera encore inférieur à la limite légale révisée, autour de 3,3 à 3,5 % du PIB.
En outre, la dette publique devrait être inférieure au niveau de 70% du PIB d’ici la fin de cette année, contre 73,2% à la fin de 2021, poursuivant ainsi clairement la trajectoire descendante entamée depuis l’année dernière.
En 2021, les emprunts en termes bruts ont été réalisés pour un montant de 481,2 milliards de leks, dont 71,7% (ou 345,1 milliards de leks) ont été financés par des sources internes et 28,3% (ou 136,1 milliards de leks) par des sources étrangères.
Sur le marché intérieur, le ministère des Finances et de l’Économie a émis des titres d’État pour un montant de 345,1 milliards de leks, dont 296,3 milliards de leks ont servi au refinancement des titres existants.
Malgré l’incertitude créée dans l’environnement économique, reflétée sur le marché des obligations d’État, la majeure partie de la nouvelle dette a été empruntée par le biais d’obligations à long terme (environ 96,6 % du financement net), ce qui est conforme aux objectifs stratégiques à moyen terme de réduction risque de refinancement et risque de taux d’intérêt.
Sur le marché extérieur, les emprunts en 2021 ont été réalisés au niveau de 136,1 milliards de leks.
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