TIRANA, 10 décembre /ATA/ – Le maire de Tirana Erion Veliaj a réagi mardi aux accusations du chef de file du Parti démocratique (PD) Sali Berisha, selon lesquelles les enquêteurs du Bureau national d’enquête (BKH) ont trouvé 230 000 euros dans les bureaux du centre Harabel, qui est propriété de son épouse Ajola Xoxe.
“La vérité triomphera. Les institutions judiciaires seront considérées comme des institutions collaboratrices contrairement au PD qui les considère comme des voyous et traîtres”, a-t-il souligné dans un commentaire, sur les réseaux sociaux.
“Une enquête patrimoniale ouverte à mon encontre par le Tribunal spécial en charge des dossiers de corruption et de crime organisé (SPAK) est devenue une soupe avariée pour tous ceux qui ont soif de vengeance et les perdants qui veulent se sentir victorieux.
Berisha a terni son propre image aux yeux des Albanais, qui le considèrent comme un fossoyeur d’élections libres, un gardien de prison pour le chef de l’opposition dans les années 90, une personne ayant plongé l’Albanie dans le chaos ayant conduit à l’effusion de sang en 1997 pour conserver le pouvoir, un sapeur de la démocratie. Il est responsable de la mort de 26 Albanais dans son entreprise familiale à Gërdec, alors qu’il a ordonné l’assassinat des protestataires innocents le 21 janvier (2011). Aujourd’hui, il teint en otage de l’opposition albanaise.
Pour moi, le SPAK est une institution constitutionnelle de mon pays. Je suis entièrement à sa disposition, étant convaincu que la vérité, en fin de compte, triomphera. Je suis également convaincu de mon innocence et j’ai beaucoup d’espoirs que cette institution constitutionnelle fera preuve de professionnalisme, d’indépendance et d’impartialité.
C’est exactement la différence entre nous et les hyènes qui se trouve devant nous aujourd’hui. C’est cela qui doit rendre fiers tous les adhérents et électeurs du Parti socialiste et être un sujet de honte pour chaque Albanais qui continue de suivre la politique menée par Berisha (…)”, a tenu a préciser M.Veliaj.
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