Wednesday, October 28, 2026

26 ans depuis le massacre de Reçak

 

PRISTINA, 15 janvier /ATA/ Le Kosovo commémore mercredi le 26e anniversaire du massacre de Reçak, au cours duquel plus de 45 civils albanais innocents ont été tués. L’ancien chef de la mission d’observation de l’OSCE au Kosovo, l’ambassadeur William Walker, avait qualifié le massacre de Reçak de crime contre l’humanité.

Le 15 janvier 1999, 45 Albanais non armés ont été sauvagement tués et massacrés dans le village de Reçak.

Aux premières heures du 15 janvier, Reçak s’est réveillé encerclé. Selon des témoins, vers 6h30, les forces serbes ont commencé à bombarder le village avec de l’artillerie lourde. Après l’arrêt des bombardements, les forces serbes sont entrées dans le village et ont entamé les perquisitions.

Le massacre de Racak a terrifié le monde et a réveillé la conscience de la diplomatie mondiale, en se mobilisant pour le Kosovo. Les horreurs infligées dans le village de Reçak ont attiré l’attention du monde civilisé tout entier et ont révélé la vérité sur le plan génocidaire de l’ancien criminel Slobodan Milosevic.

Après Reçak, la question du Kosovo était au centre d’une conférence internationale à Rambouillet et à Paris, dont l’échec avait conduire à une intervention de l’OTAN contre les forces militaires serbes, à leur retrait du Kosovo et à l’établissement d’une administration internationale au Kosovo.

À cette époque, Reçak avait pris place dans les médias et les chancelleries des pays les plus influents du monde. L’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright avait entendu la nouvelle et s’était réveillée inquiète de ce que les prochaines heures allaient apporter au Kosovo.

Entre-temps, le chef de la mission de l’OSCE, William Walker, s’était rendu très rapidement sur les lieux du crime et avait pointé du doigt la vallée du massacre, définissant le crime en trois mots: crime contre l’humanité.

Après le massacre de Reçak, les combats ont repris pendant 48 heures entre l’UÇK et les forces serbes pour récupérer les corps. La Serbie a voulu effacer les traces du crime, mais sa tentative a échoué. Le monde a vu le crime.

Pour la première fois, les scènes horribles et les massacres barbares commis par les forces serbes sur la population civile albanaise ont terrifié même les missionnaires et les diplomates du monde entier. /KosovaPress//ir.pu/

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