TIRANA, 26 juin/ATA/ L’intégrité des élections et les principales questions sur lesquels devraient se concentrer la prochaine réforme électorale étaient au cœur de la table ronde intitulée “Au-delà d’observation : vers une réforme électorale inclusive pour garantir l’intégrité des élections en Albanie”, organisée aujourd’hui à Tirana.
La réunion a vu la participation du commissaire en chef de la CEC (Commission électorale centrale), Ilirjan Celibashi, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Albanie, Nick Abbott, le chef de la Structure spéciale de lutte contre la corruption et le crime organisé (SPAK), Altin Dumani, l’Avocat du Peuple, Erinda Ballanca, le directeur général adjoint de la police d’État, Sokol Bizhga, ainsi que des représentants des partis politiques et de la société civile du pays.
Dans son discours, Celibashi a présenté les conclusions et recommandations préliminaires de l’OSCE/BIDDH concernant les élections du 11 mai 2025, tout en soulignant que, malgré les améliorations apportées jusqu’à présent, il restait encore beaucoup à faire.
Il a également appelé au lancement immédiat d’une réforme électorale inclusive et non unilatérale.
“Les conclusions mettent en evidence l’urgence d’engager une réforme juridique et institutionnelle approfondie, afin de garantir pleinement l’intégrité du processus électoral. Avec la nouvelle constitution de l’Assemblée en septembre, les travaux devraient commencer immédiatement pour traiter efficacement l’ensemble des problèmes identifiés dans le processus électoral. Il est essentiel d’évaluer ce que chaque acteur – politique ou institutionnel – doit faire différemment ou de manière plus efficace, dans le cadre de ses responsabilités pour le bon déroulement du processus électoral”, a-t-il prononcé.
Celibashi a également souligné que la réforme devait être inclusive et ne pas se limiter à un simple consensus formel.
“La majorité, bien qu’elle constitue une majorité qualifiée au sens constitutionnel, ne devrait pas constituer un obstacle à une inclusion effective et à un consensus sur les réformes indispensables”, a-t-il ajouté.
Le député du Parti socialiste, Damian Gjiknuri, a quant à lui mis en lumière la volonté de la majorité, dès le début des travaux de la nouvelle Assemblée issu des élections du 11 mai, de créer un comité spécial composé de tous les acteurs politiques afin de prendre en compte les recommandations de l’OSCE/BIDDH et d’aborder toutes les questions abordées.
“Lors de la table ronde organisée par le Comité albanais d’Helsinki en coopération avec six organisations et avec le soutien de l’ambassade du Royaume-Uni, la nécessité d’une réforme électorale globale ainsi que l’intégrité des élections en Albanie ont été abordées, l’accent étant mis sur l’amélioration de la législation relative au financement des partis politiques, l’utilisation des plateformes numériques, le rôle des médias et l’intégrité des candidats aux élections”, a-t-il indiqué.
Les principaux points abordés lors de la table ronde portaient sur les réalisations et les défis liés à l’enquête et à la sanction des crimes électoraux ; l’exploitation des lacunes juridiques permettant le détournement des ressources publiques pendant les campagnes ; le rôle des médias et l’usage éthique des plateformes numériques en contexte politique ; la question de l’intégrité des candidats, la décriminalisation et la législation relative aux partis politiques ; la démocratie interne et l’intégrité des partis politiques ; le financement des partis et la transparence des finances politiques ; l’égalité des sexes et l’égalité d’accès au financement électoral. /m.s/










