Thursday, October 15, 2026

Berisha : les modifications du Code pénal plongent le système judiciaire dans un climat d’insécurité

TIRANA, 28 juillet /ATA/ Le chef du Parti démocrate, Sali Berisha, a affirmé ce jour que les modifications au Code pénal proposées par le gouvernement ont été effectuées sans aucune consultation publique.

Dans un communiqué à la presse depuis le siège bleu, le chef du PD a déclaré que les changements fréquents plongent le système judiciaire dans un climat d’insécurité.

D’après Berisha, “la stabilité législative est la condition essentielle de la sécurité juridique, qui constitue la dimension la plus qualitative de l’État de droit”.

Berisha a noté que “en modifiant continuellement les lois, tu plonge le système juridique dans un climat d’insécurité”.

“Je vous donne un exemple : c’est le troisième code en 30 ans. En 1995, le premier Code pénal a été adopté. En 2014, avec l’aide d’Euralius, le Code pénal en vigueur aujourd’hui a été rédigé. Et sans même atteindre les dix ans, ou pile à dix ans, un nouveau texte du Code pénal sort, sans aucune consultation, des cavernes de la mafia”, a déclaré Berisha.

Berisha a souligné que “les codes sont complétés par les nouvelles infractions pénales et les pratiques à mettre en œuvre, mais changer de code tous les dix ans signifie que des intérêts très aigus vous obligent à agir de cette manière”.

“Le fait de procéder ainsi, presque en secret, sans aucune consultation préalable des principaux acteurs – avocats, juges, procureurs, société civile, médias, députés – mais que vous le présentez comme sorti d’une caverne, cela prouve que tu ignores totalement les intérêts de l’État de droit, des citoyens, de la protection de leurs vie et de leurs biens. Au contraire, tu défends les intérêts d’un État mafieux, des cartels de drogue, qui t’imposent cette démarche secrète”, a indiqué Berisha.

Berisha a également évoqué la proposition de libération conditionnelle des détenus condamnés à la réclusion à perpétuité.

“C’est le code qui permet aux tueurs en série d’échapper à la réclusion à perpétuité et de bénéficier d’une seconde chance, alors que dans toutes les législations, même actuelles, des pays démocratiques du monde entier, ils sont condamnés à la peine de mort. Et si l’on demandait aux citoyens aujourd’hui, ils seraient prêts à voter pour le rétablissement de la peine capitale. Ce code est purement l’infrastructure juridique du narco-État installé”, a déclaré Berisha. /m.s/

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