Par Marseda Qefalia -31/07/2025
TIRANA, 31 juillet /ATA/ La tête du Parquet spécial contre la corruption et la criminalité organisée (SPAK), Altin Dumania affirmé que la stratégie déployée lors des élections pour lutter contre les crimes électoraux a produit un effet préventif.
Il a salué la coopération efficace entre le SPAK, le Parquet général et la Commission centrale électorale (CEC), lors d’un échange informel avec la presse, hors camera, ce jeudi.
“Le principal enjeu reste le crime électoral. La stratégie a d’abord eu un effet dissuasif, et cet effet s’est bien fait sentir. La coopération avec le Parquet général et la Commission centrale électorale a été efficace”, a déclaré Dumani.
D’après lui, 193 plaintes ont été enregistrées, dont 80 émanant de citoyens, portant sur des soupçons de trafic de votes, sans preuves concrètes mais avec des indices suffisants. Parmi 43 dossiers ouverts, un a été renvoyé en justice, un suspendu, un troisième transféré à une autre juridiction compétente et deux arrestations en flagrant délit ont eu lieu. Seize décisions judiciaires ont ordonné des contrôles.
Dumani a indiqué que “le SPAK a maintenu un contact direct avec les représentants des partis politiques, la police et les parquets locaux. Les procureurs délégués en région ont examiné en temps réel toutes les allégations formulées par les formations politiques”.
Dumani a jugé satisfaisants les résultats et souligné la priorité donnée par les procureurs aux infractions électorales. Toutefois, dans 43 cas, aucune poursuite n’a été engagée faute d’éléments suffisants.
Concernant le projet de nouveau Code pénal, il a insisté sur la nécessité de réformes, notamment sur la différenciation des peines en matière de drogue, tout en précisant que le SPAK n’a pas participé à son élaboration et attend de pouvoir l’analyser avant de se positionner.
Interrogé sur une récente décision de la Cour constitutionnelle relative à la saisie des téléphones portables, il a indiqué que le SPAK s’y conforme sans commentaire.
Sur la victoire de l’ex-directeur de la Radiotelevision albanaise (RTSH) Thoma Gëllçi à la Cour européenne des droits de l’homme, Dumani a dénoncé un manque de coordination avec l’Avocat de l’État, qui ne les a pas informés, ce qui a nui à la défense des décisions du SPAK.
Enfin, face aux interrogations sur d’éventuelles restrictions des compétences du SPAK, il a rappelé que l’indépendance de l’institution dépend des choix politiques, soulignant le travail de confiance construit en plus de cinq ans. Concernant les accusations d’Erion Veliaj à l’encontre du SPAK, il a rappelé que la procédure se poursuit selon les voies légales.
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