TIRANA, 1er octobre /ATA/ Le président albanais, Bajram Begaj, a fixé au 9 novembre 2025 la tenue d’élections partielles dans six municipalités, dont Tirana, suite à la vacance de leurs maires. Cette décision intervient alors que le maire de Tirana, Erion Veliaj, contestait devant la Cour constitutionnelle son propre limogeage ordonné par le Conseil municipal.
Gazment Bardhi, chef du groupe parlementaire du Parti démocratique (opposition), a vivement réagi, dénonçant un “coup d’État constitutionnel” orchestré par le président. D’apres lui, Bajram Begaj n’est “pas le président des Albanais, mais un robot aux ordres du Premier ministre Edi Rama”. Bardhi accuse le président d’avoir gravement violé la Constitution, sapant l’autorité de la Cour constitutionnelle et les fondements de l’État de droit.
“Les élections partielles à Tirana sont désormais bloquées dans une impasse constitutionnelle à cause de cette décision”, a-t-il ajouté, rappelant que la compétence pour examiner le recours contre la décision de limogeage appartient exclusivement à la Constitution albanaise, non au gouvernement.
Le président Begaj a justifié son décret en assurant avoir vérifié la régularité de la procédure, respectant l’indépendance et l’autorité du Conseil municipal de Tirana et du Conseil des ministres. D’après lui, la vacance du poste de maire résulte d’un processus légal et conforme à la législation.
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