TIRANA, 29 octobre /ATA/ Gazment Bardhi, président du groupe parlementaire du Parti démocrate, a affirmé aujourd’hui que le dernier rapport de l’OSCE/BIDDH souligne de manière claire que les élections du 11 mai n’ont pas été libres et équitables.
“Aujourd’hui, il est impossible de parler de progrès et de développement en Albanie”, a déclaré Bardhi lors de la réunion du Comité parlementaire de Stabilisation-Association.
“Ce ne sont pas nous, le Parti démocrate ou l’opposition albanaise, mais les observateurs internationaux de l’OSCE/BIDDH et les eurodéputés qui constatent la violation grave des normes des élections libres et équitables”, a-t-il ajouté.
Bardhi a insisté sur le fait que la légitimité d’un gouvernement repose sur la liberté et l’égalité des élections. “Si le rapport préliminaire de l’OSCE/BIDDH ou celui des eurodéputés montre que les élections n’étaient ni libres ni équitables, le Parlement et le gouvernement actuels ne possèdent pas de légitimité démocratique”, a-t-il indiqué.
Selon lui, tant que cette situation continue et que les rapports internationaux signalent des liens entre le crime organisé et la politique, aucun gouvernement ne peut véritablement servir les intérêts des citoyens albanais.
“L’intégration européenne de l’Albanie d’ici 2030 et la délivrance du passeport européen aux Albanais ne pourront pas se réaliser tant que le Premier ministre sera entouré de ses plus proches collaborateurs – vice premiers ministres, ministres, députés et maires – actuellement condamnés, arrêtés, recherchés à l’international, ou inculpés pour corruption, abus de pouvoir, irrégularités dans les marchés publics, blanchiment d’argent ou dissimulation de biens”, a-t-il souligné.
“L’intégration européenne de l’Albanie et le passeport européen des Albanais ne deviendront une réalité que si nous, tous ici présents, faisons face à la vérité, désignons clairement les responsables et luttons contre la corruption élevée au sein du gouvernement et le crime organisé avec sérieux, détermination et honnêteté”.
Sinon, a-t-il poursuivi, “les problèmes resteront non résolus et nos citoyens continueront de ressentir les effets négatifs au quotidien”. /m.s/










