TIRANA, 18 novembre /ATA/ Sous la direction des coprésidents Damian Gjiknuri (Parti socialiste) et Oerd Bylykbashi (Parti démocrate), la Commission parlementaire spéciale chargée de la mise en œuvre de la réforme électorale s’est réunie aujourd’hui.
L’ordre du jour portait sur la constitution officielle de la commission.
Au début de la séance, Damian Gjiknuri a souligné que la commission a été créée avec le consensus de toutes les forces politiques et la participation de l’ensemble des partis représentés au parlement.
« Même si certains partis n’ont pas désigné des représentants, leur place est assurée. Cette commission offre également à tout parlementaire, élu par un parti non représenté au sein de la Commission de la réforme électorale, le droit de participer aux débats, de prendre la parole comme les autres membres et de proposer des projets de loi ou des initiatives concernant le travail de la commission, comme s’il en était un membre à part entière », a expliqué Gjiknuri.
Il a rappelé que la principale mission de la commission est de répondre aux recommandations de l’OSCE/BIDDH sur les élections.
« La commission doit avant tout suivre le principe d’adresser ces recommandations », a-t-il affirmé.
Parmi les priorités, Gjiknuri a cité la dépolitisation de l’administration électorale, l’amélioration du climat électoral et l’organisation d’une campagne plus transparente et équitable pour toutes les forces politiques.
Le coprésident démocrate, Oerd Bylykbashi, a insisté sur le fait que cette commission peut accomplir un excellent travail, mais que, selon le climat politique dans lequel l’Assemblée traitera les priorités, elle pourrait ne pas répondre aux attentes des citoyens.
Il a affirmé que la nécessité d’une réforme électorale après chaque scrutin se justifie par les observations d’un recul dans les rapports de l’OSCE/BIDDH.
Bylykbashi a ajouté que la dernière réforme électorale consensuelle date de 2012.
« Le pouvoir est entre les mains de la majorité. Elle doit montrer qu’elle a la volonté politique pour faire de la réforme électorale un succès pour les citoyens, et non pour les partis », a-t-il souligné.
Il a averti que sans un véritable esprit de collaboration pour réussir cette réforme, et pas simplement pour satisfaire une inclusion formelle, la commission ne parviendra pas à ses objectifs. /m.s/










