TIRANA, 25 novembre /ATA/ La ministre autrichienne des Affaires étrangères, Beate Meinl-Reisinger, a souligné aujourd’hui que les liens entre l’Autriche et l’Albanie ont été forgés à travers l’histoire, mais aussi renforcés par des échanges économiques et culturels.
Lors de la conférence de presse conjointe avec Elisa Spiropali, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Meinl-Reisinger a déclaré : « Cette relation historique est ce qui nous unit, en tant que nations. »
« Après la chute du régime communiste, nous avons été parmi les premiers à soutenir l’Albanie et à croire en son avenir », a souligné la ministre. « Aujourd’hui, nous célébrons les 30 ans de notre coopération dans le domaine de l’éducation, un secteur clé pour offrir aux jeunes de ce pays une éducation de qualité. Je suis fière d’avoir contribué à ce développement. »
Selon la ministre autrichienne, l’économie représente l’un des piliers fondamentaux des relations bilatérales entre l’Autriche et l’Albanie.
« L’Autriche est l’un des principaux partenaires et investisseurs en Albanie, mais je suis convaincue que le potentiel est encore bien plus grand. Nous constatons que les opportunités en Albanie sont particulièrement favorables », a ajouté la ministre.
Dans son discours, elle a évoqué les réformes nécessaires pour rejoindre l’UE, les qualifiant de démarches essentielles reposant sur les principes de l’État de droit.
« L’Albanie, portée par des ambitions claires et un engagement sans faille, respecte les conditions fixées, et l’Autriche est là pour soutenir ce chemin. Il est incroyable de voir les progrès réalisés par l’Albanie ces dernières années. Beaucoup doutaient de la capacité du pays à mener des réformes, mais ces dernières ont connu des progrès exceptionnels, comme l’a souligné la Commission Européenne », a ajouté Meinl-Reisinger.
« L’Autriche a soutenu les pays candidats à l’UE, non pas par charité, mais parce que cela sert les intérêts de l’UE et de l’Autriche. Aujourd’hui, face à la situation géopolitique, il est crucial de construire une Europe forte, fondée sur un partage des valeurs communes », a-t-elle déclaré.
Enfin, la ministre a souligné que l’Autriche reste un partenaire solide pour les pays cherchant à rejoindre l’UE, même si le processus peut sembler long et complexe, et que beaucoup ont l’impression de perdre quelque chose. « Nous devons trouver un moyen de toucher les citoyens. Il est essentiel que les peuples de vos pays ressentent immédiatement les avantages, comme ceux de l’accord SEPA pour les entreprises et les citoyens albanais, ou encore la suppression des frais de roaming. Bientôt, les coûts d’itinérance seront un souvenir du passé pour tous. » /m.s/










