TIRANA, 8 décembre /ATA/ – Le président du Parti Démocratique (PD), Sali Berisha, a commémoré aujourd’hui le mouvement étudiant de décembre 1990, soulignant que cette la date de 8 décembre reste l’un des moments les plus significatifs de l’histoire de la liberté pour le peuple albanais.
Au cours de la Journée Nationale de la Jeunesse, un événement a été organisé à la Citée étudiante pour rendre hommage à Azem Hajdari, leader du mouvement de décembre 1990, ainsi qu’aux étudiants, enseignants, jeunes et ouvriers qui ont mené le Mouvement pour le Changement, l’Espoir et la Liberté.
Berisha a loué le rôle essentiel des jeunes en 1990 dans l’histoire des libertés albanaises.
“Le 8 décembre 1990, des étudiants de l’Université de Tirana, sous la direction d’Azem Hajdari, ont lancé des manifestations qui ont débouché sur la chute du régime communiste, l’instauration du pluralisme politique en Albanie et la naissance des libertés pour les Albanais”, a-il-estimé.
Le leader du PD a qualifié Azem Hajdari et les étudiants de décembre 1990 de véritables héros, saluant leur courage dans la lutte pour renverser l’une des dictatures les plus sévères d’Europe. Il a ajouté que ces jeunes étaient des “missionnaires inflexibles et des précurseurs d’un changement historique pour le pays”.
La “révolution démocratique” qui a débuté ce jour-là a été, selon Berisha, “la plus grande révolution pacifique de l’histoire de l’Albanie, ayant conduit à la création du premier parti d’opposition, le Parti Démocratique, et à l’imposition du pluralisme politique”.
En outre, Berisha a affirmé que les idéaux de décembre 1990 avaient jeté les bases de la liberté en Albanie, permettant l’adhésion du pays au Conseil de l’Europe, à l’OTAN et l’obtention du statut de candidat à l’Union européenne.
Dans un discours particulièrement critique à l’égard du gouvernement actuel, il a accusé le Premier ministre Edi Rama d’être “l’ennemi le plus féroce des jeunes Albanais”, en s’attaquant au pluralisme politique et aux idéaux de décembre 1990, avec l’aide de George Soros.
Toutefois, Berisha a insisté sur le fait que ces idéaux sont immortels et continuent d’inspirer l’opposition et la jeunesse du pays.
Enfin, lors de l’événement, le fils d’Azem Hajdari a pris la parole, affirmant que la reconnaissance des héros du mouvement étudiant est un “devoir moral” pour chaque Albanais.
“Les libertés actuelles, comme l’accès à l’éducation et à la culture, la musique que nous écoutons, la façon dont nous nous habillons, ou la liberté de choisir sont le fruits du sacrifice de ce génération de jeunes”, a-t-il évoqué, tout en appelant les jeunes “à prendre en main l’avenir de l’Albanie, non pas pour des intérêts personnels, mais pour l’avenir des générations futures, assurant ainsi la continuité des idéaux de décembre 1990”.
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