TIRANA, 11 janvier /ATA/ – Le chef du Parti démocratique albanais, Sali Berisha, a vivement réagi sur les réseaux sociaux aux récentes déclarations du Premier ministre Edi Rama, tenues dans le podcast Flasim (Parlons-en), concernant la nécessité d’un “réexamen sérieux” de la politique pénale dans le pays.
D’après Berisha, ces propos constituent une attaque directe contre l’indépendance de la justice, motivée par des intérêts personnels. “Rama a attaqué la justice pour protéger ses propres intérêts et ceux de ses collaborateurs”, a-t-il affirmé. Il estime que le Premier ministre “n’accepte pas et n’acceptera jamais les décisions des procureurs et des juges”, qu’il qualifierait, selon Berisha, “de non impartiaux, ignorants et incompétents”.
Pour le leader de l’opposition, cette attitude équivaut à “une reconnaissance implicite de culpabilité” et représente “un appel adressé à chaque Albanais pour se lever et obtenir son départ du pouvoir, le plus tôt possible”.
Sali Berisha a également reproché au chef du gouvernement son silence sur les conséquences sociales des intempéries récentes. “Rama n’a rien dit du sort de dizaines de milliers de citoyens, de Gjirokastra à Shkodër, dont les logements sont inondés”, a-t-il déclaré.
“Au-delà des conditions météorologiques, une cause majeure de leur détresse est Rama lui-même et ses ministres, qui ont détourné les fonds destinés aux infrastructures de protection contre les inondations”, a indiqué Berisha.
Berisha a accusé le Premier ministre de bloquer, grâce à sa majorité parlementaire, “la levée de l’immunité et l’arrestation de Balluku”, tout en poursuivant ses attaques contre une justice qu’il juge pourtant “indépendante et de qualité”.
/e.i/j.p//ir.pu/










