TIRANA, 30 janvier /ATA/ Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, le président du Parti démocratique (PD), Sali Berisha, a annoncé la nouvelle date de la manifestation nationale de l’opposition.
Il a précisé qu’une grande manifestation se tiendra à Tirana le 10 février à 17 heures. Selon lui, la mobilisation populaire constitue le seul moyen de mettre fin au gouvernement du Premier ministre Edi Rama, et il a appelé les citoyens à se joindre à l’opposition.
« La révolte est la réponse appropriée face à un groupe dépourvu de loi, de Constitution et de morale. C’est la voie pour renverser les dictatures autocratiques, comme cela s’est produit ailleurs », a-t-il affirmé.
Dans son discours, Berisha a accusé le gouvernement de corruption, de détournements de fonds et de mainmise sur l’État, le qualifiant d’organisation criminelle. Il a appelé à la formation d’un gouvernement technique et à l’organisation d’élections libres et équitables.
Il a également affirmé que l’opposition soutient l’initiative d’un groupe d’intellectuels visant à unir les forces de l’opposition.
« Le Parti démocratique soutient pleinement l’initiative de ce groupe d’intellectuels, engagés pour l’unification de toutes les forces politiques de l’opposition et d’autres acteurs dans la lutte contre le gouvernement », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le chef du PD a exclu toute forme de coopération avec la majorité, l’accusant de protéger la corruption et d’entraver la justice. Réagissant aux déclarations d’Andreas Schieder, rapporteur au Parlement européen pour l’Albanie, Berisha a affirmé que l’Union européenne devait exiger le plein respect des normes européennes, notamment la démission et la levée de l’immunité des hauts responsables faisant l’objet d’enquêtes pénales, qu’il a qualifiées de principes éthiques et moraux essentiels dans tout État de droit. /m.s/










