Le chef du Parti démocrate (PD), Sali Berisha, a affirmé que les manifestations organisées ces dernières semaines ont été “les plus importantes jamais menées par l’opposition” en Albanie. S’exprimant devant ses partisans à Sukth, dans la région de Durrës, il a présenté ces mobilisations comme un combat “pour sauver l’honneur et défendre la dignité nationale”.
D’après lui, “les Albanais, où qu’ils se trouvent, attendent des démocrates qu’ils accomplissent leur mission”. Il a appelé ses soutiens à poursuivre “la bataille” jusqu’au “salut de l’Albanie”, qualifiant l’engagement de l’opposition de “mission la plus importante de leur vie”.
Évoquant le 20 février — date marquant la chute symbolique de la statue du dictateur communiste Enver Hoxha — M. Berisha a établi un parallèle avec la situation actuelle, qu’il décrit comme “le régime le plus destructeur que le pays ait connu”.
L’ancien Premier ministre a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative délibérée d’affaiblir, voire de neutraliser l’opposition, au profit d’une “opposition de façade”. Il a également critiqué une initiative législative de la majorité visant, selon lui, à entraver l’action de la justice et à protéger des responsables accusés de détournements.
“Nous sommes à un moment critique”, a-t-il déclaré, accusant le gouvernement de vouloir se soustraire à toute poursuite judiciaire par des modifications légales.
Il a appelé à une confrontation politique “jusqu’au renversement de ce gouvernement”, qu’il accuse de détournements massifs de fonds publics et de mauvaise gestion des investissements, affirmant que ceux-ci “disparaissent sans créer ni emplois ni développement”.
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