TIRANA, 23 avril /ATA/ – Le ministère des Infrastructures et de l’Énergie a soumis à consultation publique un projet de loi réformant en profondeur le secteur de l’électricité en Albanie, avec l’objectif de rapprocher le pays des standards de l’Union européenne et d’accélérer son intégration au marché énergétique européen.
Le texte vise la mise en place d’un marché plus ouvert, concurrentiel et intégré, garantissant un approvisionnement plus sécurisé, des prix plus transparents et une transition progressive vers un système à faibles émissions de carbone.
Il prévoit une harmonisation complète avec le paquet européen pour une énergie propre, conformément aux engagements de l’Albanie dans le cadre de l’accord de stabilisation et d’association.
La réforme marque un changement de modèle, en passant d’un système centralisé à un marché libéralisé, où l’État se concentre sur la régulation et la garantie de la concurrence. Le consommateur est placé au centre du dispositif, avec la possibilité de produire, consommer et échanger de l’électricité, notamment via des communautés énergétiques et de nouveaux mécanismes de tarification.
Le projet introduit également des marchés de l’électricité plus sophistiqués (marché du lendemain, intra-journalier et d’équilibrage), destinés à améliorer la formation des prix et l’efficacité du système.
Une attention particulière est accordée à la flexibilité du réseau, dans un contexte de montée en puissance des énergies renouvelables, ainsi qu’au développement du stockage, de la digitalisation et de l’électromobilité.
Le texte maintient par ailleurs des dispositifs de protection pour les ménages et petites entreprises vulnérables, à travers des tarifs régulés conformes aux normes européennes.
La réforme renforce la dimension régionale du secteur, en facilitant les échanges transfrontaliers et l’intégration aux marchés européens. Elle est présentée comme une étape structurante pour la modernisation du secteur, la sécurisation de l’approvisionnement et l’attractivité des investissements, avec une adoption envisagée en 2026.
Dans ce contexte, cette initiative est perçue non seulement comme une obligation liée au processus d’intégration européenne, mais aussi comme une opportunité concrète de transformation du secteur énergétique et de développement économique du pays.
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