TIRANA, 25 mai/ATA/ – La députée du Parti démocratique Jorida Tabaku a estimé lundi que seulement 15% des entreprises en Albanie sont réellement préparées aux exigences du marché européen, accusant le gouvernement de limiter le processus d’intégration à une série de réformes “sur le papier”.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mme Tabaku a affirmé que les efforts d’adhésion à l’Union européenne ne se traduisent pas par une préparation effective du tissu économique, en particulier des petites et moyennes entreprises, confrontées selon elle à des coûts élevés de mise en conformité avec les standards européens.
Elle cite des organisations professionnelles selon lesquelles une minorité d’entreprises, principalement industrielles et exportatrices, serait aujourd’hui en mesure de répondre aux exigences du processus d’intégration, tandis que la majorité resterait insuffisamment préparée.
D’après l’élue d’opposition, le débat sur l’intégration européenne aurait dû inclure en amont une évaluation détaillée des coûts et bénéfices pour les entreprises, ainsi qu’une consultation approfondie du secteur privé sur les impacts de l’adoption de l’acquis communautaire.
Mme Tabaku a également mis en avant les difficultés liées aux investissements nécessaires, à l’adaptation technologique et au manque de main-d’œuvre qualifiée, estimant que ces contraintes risquent de peser davantage sur les entreprises et les citoyens.
Elle a établi un lien entre ces enjeux et les défis socio-économiques plus larges du pays, notamment les niveaux de salaires et de pensions, ainsi que les inégalités sociales persistantes.
“L’intégration ne se résume pas à l’ouverture de chapitres ou à l’adoption de lois. Elle implique la construction de standards et d’institutions fonctionnelles dans la pratique”, a-t-elle déclaré.
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