TIRANA, 31 mai /ATA/ Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Ferit Hoxha, a jugé « dépassées » les initiatives politiques au Monténégro visant à remettre en cause la reconnaissance du Kosovo, estimant qu’elles sont contraires à la réalité politique et internationale de la région.
Interrogé à Pristina, il a indiqué suivre les déclarations d’acteurs politiques régionaux évoquant une remise en cause de cette reconnaissance, soulignant que ces positions ne bénéficient que d’un soutien limité et relèvent d’une époque révolue.
« Toute idée ou tentative de remettre en cause la réalité de la République du Kosovo, outre son caractère irréaliste, va à l’encontre de l’esprit de coopération, de bon voisinage et de l’avenir européen de notre région », a déclaré Ferit Hoxha.
Il a qualifié le Kosovo de « réalité politique, juridique et internationale irréversible », le présentant comme un facteur important de paix, de stabilité et de réconciliation dans les Balkans occidentaux.
« Ceux qui n’ont pas encore compris cette réalité vivent dans une autre époque, rêvent les yeux ouverts et je les qualifierais simplement de somnambules politiques », a-t-il insisté.
Selon lui, toute initiative visant à saper cette réalité nuirait à la coopération régionale ainsi qu’à la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux.
Hoxha a estimé que la région a besoin de davantage de dialogue, de bon voisinage et de coopération, et non d’un retour aux récits du passé, sources de divisions et de tensions.
Il a assuré que l’Albanie continuerait à soutenir « sans aucune réserve » le Kosovo et à œuvrer pour renforcer sa reconnaissance internationale.
Le ministre a souligné que l’avenir de la région doit reposer sur le respect mutuel, la coopération et l’intégration européenne, affirmant que « les Albanais ont choisi l’Union européenne et qu’il n’y a pas d’autre voie ».
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