Thursday, October 15, 2026

Rama : Gov AI, le système nerveux de la transformation numérique de l’État

TIRANA, 1 juillet /ATA/ – La démocratie ne peut pas être déléguée à un algorithme.

C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Edi Rama au forum européen sur l’innovation et l’entrepreneuriat « Ruhr Summit, qui se tient au centre Jahrhunderthalle Bochum, en Allemagne.

M. Rama a insisté sur le fait que le jugement, la responsabilité et l’obligation de rendre des comptes demeurent exclusivement humains.

“L’utilisation de l’intelligence artificielle est très importante, car elle renforce la transparence et rend plus difficile la dissimulation de décisions malhonnêtes”, a-t-il souligné.

Selon le chef du gouvernement, le recours à l’intelligence artificielle dans la fonction publique permet aux fonctionnaires de disposer plus d’informations avant de prendre des décisions.

“L’algorithme n’est pas intelligent, il est dépourvu à la fois de conscience et d’instinct moral. Il n’a pas de liens personnels et ne peut être influencé par des intérêts cachés”, a estimé M.Rama.

“Il ne s’agit pas de donner plus de pouvoir à la technologie en soi, mais de limiter les situations d’abus de pouvoir humain où celui-ci devient invisible et incontrôlable”, a-t-il affirmé.

S’arrêtant sur la transformation numérique de l’État, M. Rama a attiré l’attention sur “DiellA” (une intelligence artificielle nommée en septembre 2025 ministre des Marchés publics par le Premier ministre Edi Rama, ndlr), soulignant qu’il représente une avancée majeure dans l’interaction entre les citoyens et les services publics.

“Nous n’avons pas choisi par hasard le nom Diella (Soleil). Le soleil ne négocie pas avec les ombres, il les dissipe”, a-t-il indiqué.

Dans ce contexte, M.Rama a annoncé la mise en place prochainement du Gov AI.

Selon lui, il s’agit du niveau le plus avancé d’intelligence institutionnelle au sein de la fonction publique.

“Gov AI représente un système nerveux invisible de l’État, qui fonctionne au sein des institutions publiques, non pas pour remplacer les ministères ou les fonctionnaires, mais pour les connecter et renforcer leurs capacités”, a affirmé M. Rama.

Selon M.Rama, ce système permettra une analyse des données plus rapide, une comparaison plus efficace des documents et une intégration des informations interinstitutionnelles.

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