TIRANA, 7 août /ATA/ Le réseau SafeJournalists a exprimé son inquiétude face à plusieurs dispositions du nouveau règlement intérieur de la Cour spéciale contre la corruption et le crime organisé (GJKKO), estimant qu’elles pourraient restreindre le travail des journalistes et le droit du public à l’information.
Dans une déclaration publiée vendredi, le réseau précise que ce règlement, adopté le 17 juillet et publié le 31 juillet 2026, doit entrer en vigueur le 1er septembre.
Selon SafeJournalists, certaines mesures imposent des restrictions excessives au suivi des audiences publiques, à la prise de notes, aux échanges avec les rédactions et au travail de couverture en temps réel.
Le réseau critique notamment l’obligation d’une accréditation annuelle et individuelle pour les journalistes, les procédures d’accès aux audiences, ainsi que l’interdiction d’utiliser des téléphones portables, ordinateurs portables et autres appareils électroniques pendant les audiences.
SafeJournalists estime que l’accréditation ne doit pas constituer une condition d’accès aux audiences publiques et appelle à revoir les restrictions concernant les équipements électroniques afin de permettre notamment la prise de notes discrète et les échanges professionnels avec les rédactions.
L’organisation demande également que les restrictions sur la couverture audiovisuelle soient justifiées et proportionnées. Elle considère que les éventuels problèmes liés aux contenus publiés par les journalistes doivent être traités dans le cadre de la législation existante et des règles de déontologie, plutôt que par le biais des procédures d’accréditation.
SafeJournalists appelle la GJKKO à suspendre l’application des dispositions contestées et à engager une révision en concertation avec les journalistes, les organisations de médias, les experts juridiques et la société civile.
Le réseau rappelle que toute limitation de l’accès des médias doit être clairement définie par la loi, nécessaire et proportionnée, et que tout refus ou toute sanction visant des journalistes doit pouvoir faire l’objet d’un recours rapide et efficace.
La déclaration, datée du 7 août 2026, est signée par des organisations de journalistes du Kosovo, de Macédoine du Nord, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Serbie et du Monténégro.
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