Saturday, October 17, 2026

Le régulateur audiovisuel réfute les accusations de restriction de la concurrence

 

TIRANA, 17 août /ATA/ – L’Autorité des médias audiovisuels (AMA) a rejeté lundi les accusations du député de l’opposition Enno Bozdo, qui avait dénoncé une possible monopolisation du marché audiovisuel et reproché au régulateur son inaction face aux plaintes de plusieurs opérateurs.

Selon l’AMA, 84 opérateurs sont actuellement autorisés à distribuer des services audiovisuels, dont 79 ont conclu des accords commerciaux avec les détenteurs de droits Digitalb et Tring. Seuls cinq opérateurs n’ont pas encore trouvé d’accord, ce qui, selon le régulateur, “ne prouve ni une inaction institutionnelle ni une restriction de la concurrence”.

L’AMA précise que trois de ces cinq opérateurs ont été sanctionnés pour piratage audiovisuel et qu’un autre est administré par l’Agence de gestion des biens saisis et confisqués. Le régulateur estime donc que l’absence d’accord commercial ne peut être automatiquement assimilée à une pratique anticoncurrentielle.

“La protection de la concurrence ne peut pas servir à relativiser le piratage”, souligne l’AMA, qui affirme examiner la situation dans le cadre de ses compétences légales, notamment au regard du respect des droits de diffusion et de la légalité des contenus proposés.

D’après le régulateur, Digitalb et Tring l’ont informé d’une prolongation jusqu’au 31 juillet 2026 des accords commerciaux avec les opérateurs concernés. Les deux détenteurs de droits ont fait état de 79 accords conclus, tandis qu’une demande d’informations adressée à l’association des opérateurs de télévision câblée est restée sans réponse, selon l’AMA.

L’autorité affirme agir “sur la base de la loi, des faits et de l’intérêt public”, et non sous l’effet de pressions ou de déclarations politiques.

Elle rappelle enfin que les services concernés sont des offres de télévision payante choisies par les abonnés sur une base commerciale, tandis que les chaînes gratuites (FTA) restent accessibles sans abonnement.

L’AMA assure poursuivre son action en faveur d’un marché audiovisuel “pluraliste, fonctionnel et concurrentiel”, dans le respect de la loi et du principe de proportionnalité.

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